Eurosport - sam, 30 juin 21:50:00 2007
Dans un entretien accordé au journal allemand Der Spiegel, Jorg Jaksche a admis son implication dans l'affaire Puerto. Il se dit maintenant prêt à dire ce qu'il sait. Tout ce qu'il sait. Sur lui, mais aussi sur un système dans lequel il s'est fourvoyé depuis dix ans.
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Mais devant le faisceau de présomptions, accablant, Jaksche a changé son fusil d'épaule. Il a vidé son sac dans une interview accordée à Der Spiegel. Si elle ne sera publiée que lundi, certains passage sont déjà été rendues publics par le magazine allemand. L'avocat de Jaksche, Michael Lehner, avait précisé vendredi que son client se tenait prêt à se présenter comme témoin principal devant l'Agence mondiale antidopage, l'Union cycliste internationale et la justice.
Car Jaksche n'aurait pas simplement l'intention d'évoquer son propre cas (ce qu'il fera), mais aussi de dire tout ce qu'il sait, sur les pratiques d'un milieu qu'il côtoie depuis dix ans. Vainqueur de Paris-Nice en 2004, l'Allemand a pas mal bourlingué au cours de sa carrière, effectuant des passages dans des équipes au passé plus ou moins trouble comme Telekom, ONCE, CSC ou Liberty Seguros. Dans l'entretien accordé au Spiegel, Jaksche raconte avoir pris de l'EPO pour la première fois alors qu'il était sous contrat avec l'équipe italienne Polti, à partir de juin 1997, et notamment pendant le Tour de France 1998.
Il confirme également s'être dopé lorsqu'il portait le maillot de Telekom, entre 1998 et 2000. Mais il va plus loin qu'un Zabel, un Aldag ou un Riis, en affirmant qu'il s'agissait bien d'un système organisé, et non de simples initiatives personnelles. Selon lui, Walter Godefroot savait parfaitement ce qui se tramait dans son équipe. "
L'attitude de Jaksche risque d'être diversement appréciée par ses pairs, surtout à quelques jours du départ du Tour de France. Dans un entretien accordé samedi au quotidien L'Equipe, Alexandre Vinokourov n'a pas mâché ses mots. Pour le Kazakh, si des coureurs parlent, c'est pour de l'argent. "