LISBONNE (AFP) - Le président du FC Porto Jorge Pinto da Costa, soupçonné de corruption active dans un match de la saison 2003/2004, a bénéficié d'un non-lieu dans le cadre d'une des affaires du scandale du "Sifflet doré", a-t-on appris lundi de source judiciaire.
La chambre d'instruction criminelle du tribunal de Porto a conclu qu'il n'y avait pas eu de "violation des règles du jeu" lors du match FC Porto/Estrela da Amadora, a indiqué l'agence de presse Lusa.
Le ministère public, qui accuse M. Pinto da Costa d'avoir offert un dîner et les services de plusieurs prostituées aux arbitres de la rencontre en échange d'un arbitrage favorable au FC Porto, a dors et déjà annoncé qu'il fera appel de cette décision, selon une note envoyée à l'agence Lusa.
Après un premier non-lieu, la justice portugaise avait rouvert ce dossier après le témoignage de l'ex-maîtresse de M. Pinto da Costa, Carolina Salgado, qui risque maintenant des poursuites pour "faux témoignage", selon l'édition en ligne du quotidien sportif A Bola.
Les arbitres du match en question et un autre dirigeant du FC Porto, mis en examen avec M. Pinto da Costa, bénéficient également du non-lieu prononcé lundi, précisent les médias portugais.
Le président du FC Porto, aux commandes du club depuis 1982, a été formellement mis en accusation en mars dernier pour une autre affaire de corruption d'arbitre concernant le match Beira-Mar/FC Porto, comptant également pour la saison 2003/2004, année faste pour le FC Porto qui avait alors remporté le championnat du Portugal et la Ligue des champions.
Le scandale du "Sifflet doré", portant sur un présumé trafic d'influence dans le football professionnel portugais, avait éclaté en avril 2004 avec la mise en cause de nombreux dirigeants et arbitres. Certains d'entre eux ont par la suite été sanctionnés par les instances sportives.
Début mai, Pinto da Costa a été suspendu pour deux ans par la Ligue de football, qui a conclu à une tentative de corruption des arbitres des matches de 2004 contre Estrela de Amadora et Beira-Mar.
Le président du FC Porto a fait appel de cette sanction auprès du Conseil de justice de la Fédération portugaise de football.

AFP/Miguel Riopaagrandir la photo

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