Cristiano Ronaldo : Son Euro n'a pas été catastrophique. Loin de là. Mais l'attaquant n'a pas non plus été à la hauteur de son statut de probable futur vainqueur du Ballon d'Or France Football. Arrivé en Suisse et en Autriche fort d'une saison exceptionnelle avec Manchester United (champion d'Angleterre, champion d'Europe, 31 buts en 34 matches de Premier League), le Lusitanien n'avait sans doute plus le physique pour enchaîner avec une telle épreuve. S'il est parvenu à faire illusion contre la Turquie (2-0) et la République tchèque (3-1), (un but et une passe décisive à son compteur), la réalité l'a rattrapé lorsque l'opposition s'est faite plus coriace. Moins incisif dans ses débordements, incapable de faire la différence sur son côté, il s'est heurté à la solidité allemande. Bilan : un retour à la maison prématurée. L'intérêt (réciproque) du Real Madrid explique peut-être rendement. Ce n'est pas un hasard si, à l'issue de l'élimination, il n'a attendu que quelques minutes pour annoncer son intention de rejoindre le club merengue.
Petr Cech : Il le reconnaît lui-même. Son Euro fut à l'image de sa saison à Chelsea : décevante. Alors que son équipe était en passe de se qualifier pour les quarts de finale, le portier de la République tchèque s'est rendu coupable d'une faute de main qui a permis à la Turquie de revenir à 2-2, avant de l'emporter sur le fil (3-2). « Mon erreur a été un tel choc pour tout le monde... Je pense que le troisième but est une conséquence du second, admet-il. Mon erreur nous a renvoyés à la maison .
En lice pour un possible quadruplé Premier League-Ligue des champions-Coupe de la Ligue-Euro, l'ancien Rennais boucle l'exercice les mains vides. Constat amer, mais honnête : « La seule chose positive de cette saison, c'est qu'elle est finie ».
Luca Toni : Il était très attendu, il a finalement été à l'image de toute l'attaque italienne : muet du début à la fin. Réputé pour son efficacité, «Der Bomber» n'a été que l'ombre de celui qui a terminé meilleur buteur de la Bundesliga (24 réalisations). L'ancien attaquant de la Fiorentina n'a pas d'excuses. Les occasions, il les a eues. Il a simplement manqué de précision dans le denier geste. Son influence sur le jeu et sa dépense d'énergie (plus de onze kilomètres parcourus contre l'Espagne notamment) n'occulteront pas son bilan. Le penalty et l'expulsion d'Eric Abidal obtenus contre la France non plus. Comme il l'a avoué à son partenaire du Bayern, Miroslav Klose, Toni était tout simplement « faché avec son meilleur ami, le ballon ».
La défense de la Grèce : La rigueur défensive avait été l'une des clefs de la réussite de la Grèce en 2004. La muraille s'est fissurée en quatre ans. Lors de ses deux premiers matches de poule, contre la Suède et la Russie, l'arrière-garde choisie par Otto Rehhagel est apparue vieillissante, dépassée par le talent du Suédois, Ibrahimovic, et la vitesse d'exécution de la bande à Pavlyuchenko. Si elle s'est bien repris contre l'Espagne lors de son troisième et dernier match, elle a tout de même fini par s'incliner, trahie une nouvelle fois par sa fébrilité. A l'image de son gardien, Antonis Nikopolidis, qui a annoncé sa retraite internationale, la Grèce aurait bien besoin d'un peu de sang neuf. La défense alignée lors de cet Euro était sensiblement la même que lors de la dernière édition.
Les arbitres : Entre les penalties oubliés, les buts injustement refusés, les ralentis de ces erreurs diffusés sur écran géant, sans que l'arbitre ne revienne pour autant sur ses décisions, et une finale parfois difficile à suivre avec M. Rosetti, l'Euro aura au moins permis de prouver que l'arbitrage est un problème qui dépasse le simple cadre de la L1. L'UEFA s'est justifiée sur le but accordé (injustement ?) au Néerlandais, van Nistelrooy, contre l'Italie. Sans convaincre. Mais que dire sur celui refusé à Toni pour une position de hors jeu inexistante contre la Roumanie ? Ou encore de cette main en pleine surface d'Ooijer contre la France et de ces deux penalties non sifflés en faveur de la Suisse contre la République tchèque lors du match d'ouverture ? La liste est longue, presque rébarbative. A se demander si les arbitres français, qui ont brillé par leur absence durant l'épreuve, n'avaient finalement pas une carte à jouer. La vidéo n'est pas prête de mettre tout le monde d'accord : Michel Platini n'en veut pas.

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Commentaires 1 - 4 de 4
@N.D Jay.
Les pbs d'arbitrage concernent toutes les équipes et pas seulement l'équipe de France.
Au cours d'anciens mondiaux on a vu l'équipe de Belgique(entre autre) se faire littéralement voler un certains nombre de buts...
Que dire du mondial 2002 qui a été une vraie catastrophe arbitrale ...
L'arbitrage est certe affaire d'humains
Seulement c'était valable il y a ...30 ans ...
Il existent des moyens techniques(logiciels, video) qui fonctionnent et qui sont capables d'aider aux décisions arbitrale de manière à ce qu'il y ait de moins en moins de contestations possibles.
Je ne veux pas croire que ce qui a été réalisé dans le rugby ne soit pas adapable au football.
J'en suis meme sur
Je pense que la volonté des instances dirigeantes ne va pas vers la transparence des décisions arbitrales.
Dire comme monsieur Platini que mettre en place ce genre d'outils d'aide à l'arbitrage provoquerai la mort annoncée du football est un véritable non sens !
Ces chers dirigeants devraient plutôt se renseigner sur les moyens qui pourraient etre mis en place plutôt que de jouer les autruches et de sortir la tete de temps en temps lorsqu'un match s'est déroulé sans incidents.
Vivement que l'on change de dirigeants.
Sur ce Bonne journée
Les français sont fascinant a toujours ramener les arreurs d arbitrage au centre des discutions.
Ces erreurs font parti du jeu. Alors arretez de toujours dire que la France n est sortie en grande parti à cause de l arbitrage.
L'arbitre est un humain. IL ne voit pas tout. Et pour mieux les comprendre essayez d aller arbitrer un match de votre gamin un dimanche matin et vous verrez.
Oubliez un peu les arbitres et concentrez vous sur le jeu (médiocre) de l'EDF.
Et dire que vous comptez sur Deschamps pour rendre le jeu plus attractif. MDR
effectivement ballack est tout sauf un joueur honnête!...il aurait du faire plutôt un sport de combat, il est plus performant à laisser trainer ses pieds qu'à gérer un ballon!...face à l'Espagne il méritait à plusieurs reprises un carton jaune.
solidité allemande??? moi je dirais TRICHERIE DE BALLACK en poussant des deux mains Paulo Ferreira, son propre co-équipier de Chelsea, pour marquer un but et se qualifier contre le Portugal en quart. Vidéo ou pas on a vu que Ballack a triché. Aucun blâme pour Cristiano Ronaldo, il a été seulement victime de tricherie. Vu son parcours de la saison il mérite le ballon d'or, s'il n'y a pas de triche
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