Tour de France - Bernaudeau: "Au-delà de nos espérances"

Eurosport - jeu, 30 juil 16:20:00 2009

Le manager des Bbox Bouygues Telecom, Jean-René Bernaudeau est un homme heureux. Sa formation a récolté deux victoires d'étape sur le Tour de France et a démontré un état d'esprit très offensif. Retour sur la dernière Grande Boucle avec le patron de la formation vendéenne.

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JEAN-RENE BERNAUDEAU, l'an dernier, vous aviez évoqué votre frustration après le Tour de France. Aujourd'hui, quel bilan tirez-vous de cette Grande Boucle 2009 ?

J-R.B : On est à l'opposé et il y a beaucoup de raisons. D'abord, nous terminons ce Tour à neuf. Les deux victoires, c'est fabuleux. On avait annoncé notre objectif, on l'a atteint. On est même allé au-delà de nos espérances. J'ai juste une petite frustration : j'aurais aimé que Laurent Lefèvre décroche une victoire. Il gagne à être connu. C'est le seul petit aspect négatif, mon seul regret. C'est vraiment un type bien, sa victoire aurait vraiment été la crise sur le gâteau.

Qu'est-ce qui vous a rendu le plus fier sur cette Grande Boucle ?

J-R.B. : On n'a montré que le cyclisme français, qui était tant décrié, n'avait rien à envier aux autres. Nous avions fixé des objectifs réalisables et nous avons été présents là où les observateurs nous attendaient. C'est-à-dire ni dans les sprints ni dans les chronos mais dans les coups. Didier Rous et Dominique Arnould ont travaillé en parfaite harmonie. Didier a une légitimité, une crédibilité, une autorité mais il met aussi beaucoup d'amour. Moi, je suis plutôt un affectif, lui peut être très dur. Il a une rigueur que je n'ai peut-être pas.

Qu'avez-vous pensé du premier grand tour de Pierre Rolland ?

J-R.B. : Je ne devrais peut-être pas le dire mais c'est une bonne chose ce qu'il lui arrive. Il va comprendre ce qu'est le vélo. Il y a une telle attente autour de lui. Pierre m'a montré qu'il avait une bonne santé car il n'a pas bénéficié d'une échappée et il a connu de nombreux éléments contre lui : des bordures ou encore le contre-la-montre par équipe qui fut catastrophique. Dans ma tête, il est quinzième. Il faut qu'il digère ce Tour. Didier Rous connaît toutes ses lacunes. Lorsqu'il est arrivé chez nous, il était une page blanche avec une énorme attente autour de sa personne. Une attente néfaste. S'il s'était retrouvé dans le top 10 au cours de la première semaine, on aurait eu droit à une vraie catastrophe. Un grand journaliste m'a affirmé que sa 22e place au général était la meilleure chose qui pouvait lui arriver. Pierre vit dans un pays passionné de vélo et qui attend le futur Virenque. Il nous a choisi pour deux ans et je peux affirmer que, l'an prochain, ce sera la jackpot. S'il écoute Didier, qu'il court devant, qu'il tourne plus les jambes, il ira très haut.

L'équipe Bbox Bouygues Telecom a surtout décroché deux beaux succès grâce à ses deux tauliers, Pierrick Fédrigo et Thomas Voeckler.

J-R.B. : C'est important. Thomas est un coureur accompli. Il n'est plus le jeune maillot jaune. Il a mûri. Thomas aime profondément notre équipe, il aimerait qu'elle grandisse avec lui et il est dans ses bonnes années. On le consulte, c'est plus qu'un coureur. Il a passé toutes les filières depuis le sport-études Vendée U. C'est un bel emblème de toute la structure. Pierrick, c'est un énorme talent. Mais Didier en parle mieux que moi.

Et Yukiya Arashiro a prouv\xC3\xA9 qu'il n'était pas qu'un coup marketing.

J-R.B. : Il fait 5e dès la deuxième étape puis il chute lourdement à Barcelone. Hubert Long et tout le staff se sont montrés sereins et professionnels durant les trois semaines. J'étais très inquiet car j'avais envie d'amener Yukiya à Paris. Il y a tout un pays qui le suit. Au-delà de Yukiya, nous avions quatre coureurs qui découvraient le Tour. Il ne pouvait pas être acteur dès la première année.

La Grande Boucle est le lieu de multiples tractations. Certains Bbox Bouygues Telecom sont très convoités. Qu'en est-il exactement ?

J-R.B. : On avance sur beaucoup de dossiers et on annoncera très vite l'arrivée d'un très bon coureur. On veut faire un bon début de saison avec nos coureurs de classiques pour soulager ceux qui s'alignent sur les grands tours. On veut briller sur les grandes classiques : le Tour des Flandres, Paris-Roubaix. Pour le reste, Fédrigo à la Saxo Bank, c'est une bêtise. Il est lié à nous pour un an encore.

De façon plus générale, comment jugez-vous de ce Tour 2009 ?

J-R.B. : J'ai aimé les grimaces de Contador. Il était le meilleur mais il a souffert. J'ai vu également un peloton qui n'a pas systématiquement avalé les échappés. A l'image de Pierrick ou Thomas. Le paquet n'a pas ressemblé cette année à un rouleau compresseur mécanique qui gobe les fuyards. Je retiens aussi Cavendish qui est un grand coureur. J'ai bien aimé l'attitude des coureurs français. Le Mèvel est un type charmant. En terminant 10e, il démontre que c'est possible. Sa performance peut décomplexer certains coureurs français. Il y a cru donc il l'a fait. Ça peut servir de déclencheur pour certains.

equipebouyguestelecom.fr / Eurosport

Commentaires 1 - 19 de 19

Trier commentaires : Les plus récents
  1. Que je connaisse, il y a eu Saiz et Roussel... Deux­ managers d'équipe (ONCE et Festina)qui n'ont­ jamais fait de vélo. On connait l'histoire... Comme­ quoi, même si on n'est pas un ancien dopé­ soit-même, y a pas de garanties hein ?

    De Navarro, le sam 1 août 18h 33
  2. Bonjour Navarro, le fait d'avoir d'anciens­ coureurs comme directeurs sportifs (Lefévère, Gallopin,­ Bernaudeau, Aldag, Riis, Madiot et beaucoup­ d'autres) est lié aux possibilités de reconversion­ qui sont assez limitées dans le milieu du cyclisme. Les­ anciens cyclistes deviennent de nombreux candidats pour­ diriger une équipe, et bien souvent j'imagine que­ l'employeur voit ça comme un plus.
    Mais ce­ n'est pas une condition requise, voir l'exemple­ de Manolo Saiz, dont les résultats obtenus n'ont­ rien à envier à un ancien PRO. Fait-il partie pour toi­ des mecs qui connaissent bien le vélo?
    L'objectif­ des directeurs sportifs, c'est obtenir des­ résultats pour garder son boulot, le risque de dérive­ est important, quelle que soit l'époque. C'est­ la définition des règles qui doit être faite­ correctement par l'UCI pour éviter ces dérives.­ Bonne chance à Jalabert dans ses nouvelles fonctions.

    De riphiphy, le ven 31 juil 9h 17
  3. vous me faites marrer à comparer le bernaudeau coureur­ d'il y a 25 ans à celui d'aujourd"hui.­
    les temps ont changé, le vélo et le dopage aussi.
    Je­ vous rappelle qu'en 1981, on guillotinait encore en­ France...Or depuis l'abolition, personne ne parle­ de cette période ...
    Ce que je veux dire, c'est que­ le passé est le passé, laissons le tranquille. Vive les­ petits français qui vont devenir grand...

    De Jipeg27, le jeu 30 juil 22h 30
  4. Commentaire caché en raison de son évaluation négative. Montrer

    yahoo vous manipulle tas de guouillons!!!!!!!

    De jmbounne, le jeu 30 juil 20h 22
  5. Bernaudeau était chez Renault-Gitane avec Hinault à­ l'époque. Tout le monde se souvient de sa victoire­ dans l'étape du Stelvio où tous les deux avaient­ pulvérisé leurs adversaires. Maintenant, si vous­ cherchez un directeur d'équipe qui n'ait rien­ pris à l'époque où il était coureur, faudra­ chercher un mec qui n'a jamais posé son c.ul sur­ une selle. Parce que le dopage était quasiment admis à­ cette époque.

    Donc, faut faire avec. Les mecs qui­ connaissent le vélo ont tous été chargés à un moment ou­ un autre de leur carrière. Maintenant, est-ce que le­ fait qu'ils aient eux-même été dopés implique­ qu'ils chargent leurs coureurs aujourd'hui ? Je­ ne pense pas.

    De toute façon, le vélo à ce niveau­ c'est un métier. Il n'y a qu'à écouter les­ commentaires de Jalabert pour s'en convaincre. Qui­ aujourd'hui est capable de diriger une équipe sur­ un Tour de France à part un ancien pro ?

    De Navarro, le jeu 30 juil 20h 14
  6. Les italiens et les espagnoles brillent plus sur leurs­ tours respectifs.Ils ont ont au moins trois coureurs­ dans le top 10.Moi,je considérais John Gadret comme un­ futur grand vu ses prestations au Giro 2007 mais­ apparemment on détruit les talents en France!!

    De popo p, le jeu 30 juil 20h 03
  7. Il va finir par arrvier le nouveau super coureur­ français.

    De ursul_g, le jeu 30 juil 19h 58
  8. riphiphy bientot a l'uci, ça va changer­ !!!!!!!!!!!!!

    De Jean-Luc, le jeu 30 juil 19h 40
  9. La route est encore longue pour le "renouveau du­ cyclisme".... ainsi va le sport actuel.

    De stephanecoutau, le jeu 30 juil 19h 17
  10. oui c'est vrai quel honte ces anciens dopés­ directeur sportif la mafia continue dans le cyclisme!!­ et ceux qui ont osés dénoncer le système on en parle­ pas !!! bernaudeau et rous dopés !!!!

    De tartampiom, le jeu 30 juil 18h 51
  11. complément du post 6 Didier Rous a reconnu­ publiquement avoir utilisé de l'EPO jusqu'en­ 1998 au sein de l'équipe Festina. Didier Rous a­ néanmoins été cité (au même titre que le coureur­ français Pascal Chanteur) comme un des principaux­ détracteurs du coureur cycliste Christophe Bassons, qui­ avait publiquement pris position contre les pratiques­ dopantes avérées au sein du peloton après l'affaire­ Festina.

    Mr Bassons a en particulier évoqué des­ insultes que Didier Rous aurait proféré à son égard­ lors des 4 Jours de Dunkerque en 2001, soit après­ l'affaire Festina censée marquer une prise de­ conscience du milieu cycliste vis à vis de la­ problématique du dopage.

    Effectivement, que des gars­ bien à la tête de Bouygues!

    De Ivan G, le jeu 30 juil 17h 34
  12. Ce qui me choque le plus dans ces articles c'est le­ manque de sérieux de la rédaction et le nombre de­ coquilles : "crise" au lieu de cerise,­ "On n'a montré" au lieu de On a montré,­ ....
    Que les rédacteurs apprennent le français ou­ qu'ils se relisent, ce serait déjà mieux.

    Sinon,­ est-ce que les français sont meilleurs parce que les­ autres se dopent moins ? Telle est la question.

    De pierre, le jeu 30 juil 17h 17
  13. "On n'a montré que le cyclisme français, qui­ était tant décrié, n'avait rien à envier aux­ autres"

    Ben si, on envie un coureur capable de­ finir dans les 5 premiers ou de gagner 6 victoires­ d'etape ou de ramener un maillot vert ou à pois à­ paris ...

    De Jerome M, le jeu 30 juil 16h 57
  14. Post 4 En 1982, il déclare considérer les­ contrôles antidopage dans les criteriums comme une­ atteinte à la liberté du travail[1].

    Il est­ actuellement directeur sportif de l'Équipe cycliste­ Bouygues Telecom.

    Eloquent, non??????

    De Ivan G, le jeu 30 juil 16h 24
  15. On a pas du voir le meme Tour...Contador qui grimace ? ­ on avait plutot l impression qu il pouvait
    monter a­ 5000 metres sans transpirer...

    De Cannois, le jeu 30 juil 15h 53
  16. EN TOUT CAS BERNAUDEAU TIENS UN DISCOUR TRES SAIN, LES­ COUREURS CHEZ LUI SONT PROTEGES, LA PERF OUI MAIS PAS A­ N'IMPORTE QUEL PRIX

    DEHORS LES ASTANA, SAXO, RABO­ ETC....

    De Patrick, le jeu 30 juil 15h 44
  17. La France n'attend pas le futur Virenque mais le­ futur Hinault....ne mélangeons pas torchons et­ serviettes!!

    De Ivan G, le jeu 30 juil 15h 23
  18. Commentaire caché en raison de son évaluation négative. Montrer

    il se contente de peu!! avec des gens comme ça­ c'est pas demain que la France aura un champion!

    De Ivan G, le jeu 30 juil 15h 19
  19. Je prefere que Pierre Rolland devient le premier Pierre­ Rolland que "le futur Virenque"

    De jennifer i, le jeu 30 juil 15h 19
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