Tony Parker (Getty Images)Cette semaine un confrère de NBA.com s’est excusé auprès d’internautes français pour ne jamais avoir mentionné le nom du meneur des Spurs parmi les meilleurs joueurs de la ligue.
Car la question n’est plus de savoir si Tony Parker mérite d’être All-Star ou s’il fait partie des meilleurs meneurs de la ligue (donc de la planète). Aujourd’hui, aux Etats-Unis, on en est à se demander si le Français ne serait tout simplement pas le MVP de la saison régulière.
Meilleur joueur du mois de janvier
Elu meilleur joueur du mois de janvier pour la conférence Ouest (pour la première fois de sa carrière), Parker a encore franchi un palier cette saison, et les mots manquent pour qualifier cette progression permanente à 30 ans passés.
Désormais, on parle donc de lui comme l’un des cinq meilleurs joueurs de la NBA. Au niveau d’un LeBron James et d’un Kevin Durant, et peut-être devant Kobe Bryant et Carmelo Anthony. Même en l’écrivant, j’ai du mal à y croire mais c’est la stricte vérité.
Dans le meilleur cinq de l’année ?
TP peut-il être MVP ? Pour Jacques Monclar, qui s’exprimait sur BeIN Sport et Twitter, la question est d’abord de savoir s’il fait partie du meilleur cinq de l’année, la All-NBA First Team. Qui peut l’en empêcher ? Chris Paul uniquement. Un Chris Paul blessé, et qui perd des points à chaque match raté...
Donc TP dans le premier cinq de la saison, cela n’a rien d’utopique, et à mi-saison, je pense qu’il mériterait cette place. Ce ne serait qu’une suite logique à la saison passée puisqu’il avait terminé 5e dans les votes pour le MVP. D’ailleurs, sur 120 votants, 4 l’avaient déjà considéré comme le MVP de la ligue en 2012.
L’exemple de Steve Nash
Ensuite, TP peut-il être MVP de la saison régulière ? Pour répondre, je prendrais l’exemple de Steve Nash, double MVP en 2005 et 2006. A l’époque, à 31 ans (âge de Parker aujourd’hui…), le meneur des Suns n’était pas forcément le meilleur basketteur de la planète. En 2005, il tourne seulement à 15.5 pts de moyenne, sa défense est déjà affreuse, mais les votants décident de récompenser sa capacité à rendre les autres meilleurs (11.5 passes par match), et la superbe saison des Suns (62v-20d avec 110 points par match). L’année suivante, Nash hausse son niveau de jeu pour pallier l’absence d’Amare Stoudemire, et là encore, c’est sa capacité à sublimer ses coéquipiers qui lui permet de devancer un Kobe Bryant à plus de 35 points de moyenne.
Aujourd’hui, Parker est le patron des Spurs, la meilleure équipe de la NBA. Il maitrise son jeu comme jamais. Scoreur un soir, il se transforme le lendemain en passeur lorsque le besoin s’en ressent. Surtout, comme Nash en 2006, Parker maintient les Spurs au sommet alors que l’équipe n’est pas épargnée par les blessures : à eux trois, Duncan, Ginobili et Leonard ont déjà manqué 34 matches. Même Gregg Popovich a manqué des rencontres. Pourtant, San Antonio domine une NBA qui n’a jamais été aussi forte, et Parker mérite toutes les louanges pour cela.
Le meilleur joueur de la meilleure équipe
D’un point de vue étymologique, Most Valuable Player signifie « le joueur qui a le plus de valeur ». Individuellement sans doute, mais si on parle du joueur qui a le plus de valeur pour son équipe, Parker n’a rien à envier à LeBron James ou Kevin Durant.
Je rappellerai d'ailleurs que depuis 2005, le MVP a souvent été le meilleur joueur de la meilleure équipe en saison régulière. Ce fut le cas en 2005 (Nash), 2007 (Nowitzki), 2009 et 2010 (James) et 2011 (Rose).
