Quelle belle purge à Gerland ! Remarquez, entre une équipe lyonnaise émoussée et une formation chypriote de niveau Ligue 2, il ne fallait pas s'attendre à du grand spectacle. Pour une fois qu'un club français ne peut pas enfourcher le rôle du petit contre le gros (le budget de l'Apoel est 15 fois inférieur à celui de l'OL), qu'a-t-on vu ? Une équipe lyonnaise à bout de souffle, sans inspiration et qui a eu un mal fou à s'extraire du porc-épic chypriote.
Cette équipe de Nicosie était clairement venue pour jouer le 0-0. A dix derrière en espérant un miracle en contre, histoire de garder un semblant de suspense pour le match retour. Franchement, on a du mal à croire que cette équipe a fini première de son groupe. Alors oui, ils ont bien défendu, mais vu le nombre de mecs derrière, c'est la moindre des choses. A part ça, les chiffres parlent d'eux-mêmes : 64% de possession de balle et 18 tirs à 1 pour l'OL !
Pour autant, la domination rhodanienne a longtemps été stérile. Et il a fallu cette montée de Cris et ce tir dévié de Lacazette pour faire la différence. Au final, ce court avantage suffira amplement si les Chypriotes n'élèvent pas leur niveau de jeu dans quinze jours à Nicosie. Et l'essentiel est bien là, même si un prétendu grand club aurait pris une avance plus confortable. Mais du point de vue de la qualité de jeu et de la vitesse d'exécution, c'est une énorme déception.
Une saison à quatre trophées ?
Dans l'autre quart de finale de la soirée, on attendait le Barça au tournant. Au moment du quart de finale de Coupe du Roi contre le Real, j'avais dit que ces deux confrontations coûteraient cher à l'une des deux équipes. Après s'être qualifié, le Barça a perdu Sanchez, Pedro, Iniesta, Fabregas, puis Xavi et Piqué. Le Barça a aussi joué deux matchs de plus que les Madrilènes. En cette période de la saison, ça n'est pas rien.
Pour la première fois depuis une éternité, on se disait que le Barça était prenable. Mais pas par cette équipe de Leverkusen qui a essayé de prendre des risques et s'est fait méchamment contrer. Sanchez par deux fois et Messi ont donné un avantage définitif aux Catalans. Cela leur permettra de souffler un peu, même si la Liga est d'ores et déjà pliée.
Il reste deux objectifs aux Barcelonais : conserver la Ligue des Champions (ce qui ferait trois victoires sur les quatre dernières éditions !) et gagner la finale de la Coupe du Roi contre Bilbao. Avec la Supercoupe d'Espagne remportée en août dernier face au Real et le Mondial des clubs glané en fin d'année, ça ferait une saison à quatre trophées. Beaucoup de clubs s'en contenteraient...
On se retrouve demain soir pour les deux quarts de finale suivants et notamment un alléchant Milan-Arsenal qui sera aussi le dernier match de Titi avec les Gunners (s'il joue). A demain soir, donc.
Pierrot



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