Vendredi 10/02 Premier match de la 17eme journée du top14 Orange.
Biarritz Olympique - Stade Toulousain.
Après une première mi temps très bataillée, la seconde n'en est pas moins étrange. Un arbitrage à sens unique, les toulousains ont l'initiative du jeu mais sont sanctionnés en permanence : même si après re-visionnage, certaines fautes étaient justement arbitrées, l'accumulation laisse un coup amer - Monsieur Péchambert aurait il reçu à la mi-temps un doigt tranché dans une enveloppe estampillé SB ? 17 pénalités sifflées contre 6 et des cartons qui pleuvent pour les toulousains. Je crois rêver.
Malgré cela, Matanavou reste impeccable et meilleur marqueur de top (13 matchs joués, 7 essais). Galan, David et Burgess font également une très belle prestation.
Je ne suis toujours pas emballée par le BO - avec ou sans ses internationaux (sachant que Yachvili peut faire une grosse différence), je persiste et je signe, une relégation leur ferait peut être grand bien pour l'esprit.
Le score : 15-20 (mi temps 6 -17)
Amertume 1. L'arbitrage en suspend.
Samedi 11/02 Suite de la 17eme journée
Toulon - Union Bordeaux Bègles
Le terrain déneigé est praticable même s'il n'en a pas forcément l'air. Les toulonnais déroulent et Wilkinson est impeccable, "comme d'hab" j'aurai presque envie de dire. Notre monsieur 100% du jour réussit 8 frappes sur 8 (5 transformations et 3 pénalités).
Deux essais sont à noter : celui de Tillous Borde (qui a enfin décidé de jouer à son niveau) sur une belle action collective à la 37eme et l'essai en contre du Bordelais Lilo à la 57eme, interception d'une passe de Gitteau.
La mêlée bordo-béglaise souffre et moi avec. Le RCT fait un bon match, l'UBB fait trop de fautes. L'addition est chère payée à la fin.
Le score : 44 - 7 (mi temps 23 -0)
Amertume 2. La défaite est lourde.
Samedi 11/02 Suite de la 17eme journée à cheval sur RCT/UBB
Clermont Ferrand - Racing Métro.
Amis, voyeurs, le spectacle vous est offert par la chaine cryptée. Venez en masse regarder le déclin d'un entraineur et le désarroi d'une équipe. Venez vous régaler devant la déculottée que Vern Cotter leur a préparée avec son équipe d'argentins et de fidjiens.
Contrairement à ce que certains clament, le Racing est en peine certes mais produit du jeu. Le match est loin d'être ennuyant : des chisteras plus originales les unes que les autres fusent dans les deux camps (parfois un peu en dépit du bon sens, le froid surement).
Le jeune Jean Marcellin Buttin est à la hauteur de ce que l'on attend de lui (ASM, 20 ans, formé à Metz comme Parra).
Steyn fait une prestation exemplaire marquant le seul essai du Racing. Son seul problème : le soutien. En adéquation avec son club jusqu'au bout.
La deuxième mi-temps du RM92 est bien plus encourageante, Berbizier le soulignera à qui voudra bien l'entendre. Lorenzetti répond inlassablement aux questions fouille mer*e : il défend son entraineur, celui qui a redonné ses lettres d'or au club en 5 ans.
Le score : 31 - 13 (mi temps 21 - 3)
Amertume 3. Le bal des vautours.
Samedi 11/02 Tournoi des VI Nations
Italie - Angleterre
Le terrain est carrément encore enneigé par endroit. Mais cela n'empêche pas les joueurs d'évoluer.
Le jeu des anglais est toujours aussi énervant. Opportuniste je dirai mais très loin d'être spectaculaire et agréable à regarder. Les italiens sont toujours aussi dangereux en touche et mêlée mais pas de concrétisation.
Le coup de tonnerre : la sortie de Castrogiovanni en fin de première mi temps. Il termine son tournoi sur une bien douloureuse fracture des côtes et sa sortie pénalise clairement sa mêlée (ils prennent une pénalité dans la foulée).
Mais les Italiens sont plaisants à voir jouer, et je parle de l'essai de Venditti, et un peu de ce dernier également...
La deuxième mi temps n'est qu'une succession de fautes dans les deux camps mais dont seuls les anglais, enfin O'Farrell, savent en tirer parti (4 pénalités réussies et une transformation).
Le score : 15 - 19 (mi-temps 12 - 6)
Amertume 4. Les anglais ne méritent pas de victoire.
Samedi 11/02 Tournoi des VI Nations
France - Irlande
D'abord les Bleuets qui perdent d'un point face aux bébés irlandais. Un essai valable refusé à la dernière minute. Vraiment pas de chance. 12 -13.
Ensuite les féminines qui sauvent l'honneur sur un match dur : elle gagnent d'un point 8-7 (mi-temps : 8-0).
20h45 : les deux nations sont prêtes et le Stade de France gronde. Un grand match se prépare. Après la victoire de la France contre une valeureuse Italie, samedi dernier, les français sont en confiance, mené par un Philippe Saint André concentré sur ses objectifs de victoire afin d'asseoir son autorité.
Les Irlandais, déçus par leur dernier match, perdu sur le fil face à une équipe du pays de Galles entreprenante et en réussite, devront composer sans leur joueur vedette, Brian O'Driscoll, opéré de l'épaule après le Mondial et absent pour tout le Tournoi.
Il fait froid dans le Stade en ce 11 février mais l'ambiance est là, ça chante, ça danse, ça trépigne : un match du tournoi est toujours un spectacle unique. La commission du VI Nations, l'arbitre Mr Pearson décide alors de plonger dans le silence le plus total 80000 personnes.
Mais qu'est ce qu'ils font ?
21h. pas de coup d'envoi ? Non. La rumeur se répand : il parait que le match est annulé.
Comment ça, annulé ?
Nous sommes là comme des couillons. A attendre. A attendre quoi ? Les hymnes pardi... Comme si cela n'était pas possible, comme si "ils ne pouvaient pas nous faire ça". C'est vrai, personne ne semble y croire. Quand à 21h13 la sanction tombe : pas de match, le terrain est gelé. Un grand coup sur le crane, la bronca se fait entendre dans le stade : nous prendrait-on pour des idiots ? Nous venons de voir les deux équipes s'entrainer, les buteurs s'exercer. Il n'est pas gelé ce terrain...
"Je parie que l'arbitre est anglais... Pearson." la mauvaise foi française.
Les hymnes ne résonneront pas. Et je vais rester coincée avec Fratelli Italia.
Les prévisions météorologiques martelaient depuis plusieurs jours : attention aux températures négatives... Attention oui. Pas de match donc, il ne reste plus qu'à en parler autour d'un verre.
Amertume 5. Rentrez chez soi avec le gout de l'inachevé et de l'incompétence.
Dimanche 12/02 Tournoi des VI Nations
Pays de Galles - Ecosse
Pendant que la fanfare du cirque du coin tambourine Flowers Of Scotland et que Lartot chouine de ne pas être dans le stade car son avion n'a pas pu décoller, alors il est coincé à Paris, j'assiste au seul match qui valait vraiment le coup de ce weekend.
Entre l'apparition soudaine sur le terrain imaginaire du même Lartot, de Sam Warburton, victime d'une béquille la semaine passée et donc absent de la feuille de match et les commentaires dithyrambiques non nécessaires sur la prometteuse équipe du Poireau, j'observe les fautes, les approximations, le manque d'expériences mais aussi les petits bijoux comme Halfpenny, North (malheureusement blessé), Priestland (qui doit encore bosser au jeu au pied) et Cuthbert.
J'apprécie à sa juste valeur (enfin !) un match dans ce weekend. La tournure de la deuxième mi temps à l'avantage des Gallois est largement méritée.
Je me désole devant le spectacle du réalisme à l'écossaise : en avant à un mètre de la ligne, essai refusé alors que valable, plaquage à retardement volontaire,...
Le score : 27-13 (mi temps : 3 - 3)
Le weekend rugby se clôt. Décevant. Glacé comme un terrain de Stade de France.




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