jeu 15 mai 08:52
Salut à tous ! L'enfant de Dakar a bien grandi. La flèche rouge, le numéro 3 collé dans le dos, est une référence à son poste. Patrice Evra, 27 ans, c'est une patte gauche bien utile pour ses coéquipiers. On ne compte plus ses allers et venues le long des panneaux publicitaires de tous les terrains anglais. Défensivement tenace, à l'écoute de ses acolytes du centre, Ferdinand et Vidic, contre-attaquant inspiré, la palette est large. Mais le chemin parcouru par le môme Evra est semé de choix surprenants puis tellement judicieux.
Il y a tout d'abord le papa Evra, venu en France avec le fiston. Aux Ulis plus précisément. Thierry Henry n'habite pas loin. Patrice joue dans les équipes de jeunes du plus grand club francilien : le Paris-Saint-Germain. Mais le PSG, cela deviendra une habitude, ne le conserve pas.
Alors Basta... La Dolce Vita, à la majorité, voilà pour le mode de vie. Direction la Province de Trapani, à l'ouest de la Sicile. Patrice joue en série C1 dans le club de Marsala. Mais pas encore la C1.
Non, la C1, ce sera pour plus tard. Nice l'accueille pour son retour en France. Il est essayé à tous les postes mais les observateurs sont unanimes. Ce joueur doit évoluer à gauche, non loin de son propre gardien. La Côte d'Azur lui réussit. A quelques kilomètres de la promenade des Anglais, il pose son balluchon dans la Principauté de Monaco.
1er match de Ligue 1. 1ère victoire éclatante au Stade de l'Aube à Troyes 4 à 0. Patrice est titulaire. Dans le vestiaire, il écoute Rafael Marquez, Marcelo Gallardo ou Shabani Nonda. Au final, Monaco est le dauphin du nouveau roi hexagonal, l'Olympique Lyonnais. Cette même année, Evra foule la pelouse du Stade de France et remporte la Coupe de la Ligue contre Sochaux 4 buts à 1.
La C1, c'est donc pour l'année suivante. La musique d'entrée agira comme une drogue. On l'entend, on souhaite y retourner. Monaco est euphorique. Morientes est sublime. Mais en finale Carlos Alberto, Deco, Alenichev et tout le FC Porto font rater la dernière marche à l'équipe de Didier Deschamps. Evra se promet alors de rester au sommet. Cela tombe bien, Raymond Domenech intègre des bleus parmi les Bleus, au Stade de la Route de Lorient. Nous sommes en août 2004. Eric Abidal, Gaël Givet, Sébastien « Toto » Squillaci, Alou Diarra, Rio Mavuba, Pierre-Alain Frau ( !) et Patrice Evra reçoivent le coup de fil qui fait plaisir.
La carrière s'emballe. Le latéral gauche ne veut pas rester à Monaco. Il répond favorablement aux sirènes mancuniennes. Une blessure le freine. A son retour, il pousse Gabi Heinze dehors, puis s'adjuge le titre de champion d'Angleterre. Avant de tout casser cette année, de bisser en Premier League et de faire comprendre aux stewards de Stamford Bridge qu'il n'est plus un enfant de cœur.
Les fans de Manchester United sont tombés red d'Evra. Lui a su se jouer de la concurrence féroce à gauche. Et termine cette saison en trombe.
Ce 15 mai, c'est également son anniversaire. Pour son cadeau, Patrice Evra peut sans doute attendre. Six jours tout au plus. Puis il partira s'oxygéner la tête et tout le corps sur les hauteurs de Tignes, en vue d'atteindre d'autres sommets. Eric Abidal est prévenu.
A bientôt.
Tom.
byggie : pour avoir cotoyé Pat' à Brétigny et donc connaitre un peu son parcours il n'a pas évolué au PSG donc je t'invite à bien fermer ta gueule en effet... Après Brétigny il est parti en Italie
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