Le Brésil est éternel
lun 29 juin 00:50

Bonsoir à tous.
C'était plutôt pas mal cette finale, non ? Je dirais même que j'ai trouvé ce match assez rafraîchissant entre une équipe américaine convaincante et réaliste, et un Brésil surpris en première mi-temps mais qui a magnifiquement réagi en seconde. Les recettes de l'équipe dirigée par Bob Bradley sont simples, mais diablement efficaces. Un bon quadrillage du terrain et des sorties de balle propres et rapide qui permettent de se projeter rapidement vers l'avant, à l'image du but de Donovan.
Mais alors que le premier tour avait été laborieux, au point de se qualifier miraculeusement lors de la dernière journée, les Américains sont montés en puissance au fil des matchs et ont bien failli refaire le coup de la demi-finale face à l'Espagne avec quelques joueurs qui ne feraient franchement pas tâche en Ligue 1 - d'ailleurs, Rennes n'a pas à se plaindre de Bocanegra.
Mais les Auriverde n'ont pas gagné cinq Coupes du Monde par hasard et quand ils ont décidé d'accélérer, c'est devenu beaucoup plus compliqué pour l'Oncle Sam. Une tête de Lucio et un doublé de Luis Fabiano ont eu raison des espoirs américains de remporter un premier titre d'envergure. Fabiano dont je rappelle l'itinéraire pour le moins inhabituel : arrivée à Rennes où Le Guen ne le fera jamais jouer, retour au Brésil où il devient meilleur buteur et international, puis deuxième essai à Rennes ou Gourcuff ne le fera jamais jouer, avant l'explosion au FC Séville.
Petite parenthèse sur le Sud-Africains MPhela, lui aussi auteur d'un doublé mais dans le match pour la troisième place, qui avait démarré la saison 2005-2006 avec moi à Reims. Le mec joue quatre ou cinq matchs avec l'équipe, mais visiblement, ça ne lui plaît pas. Quelques jours plus tard, il me passe un coup de fil et me dit qu'il est dans le train. Je lui réponds : "Super, et alors ?" Là, il me dit : "I want to go home". Et il s'est barré comme ça, il est rentré direct en Afrique du Sud !
Bref, toujours est-il que la victoire finale du Brésil dans cette compétition est méritée, que le potentiel de cette équipe est énorme (Pato sur le banc, Adriano, Ronaldo et Ronaldinho en "convalescence") et que le Brésil confirme son statut de meilleur pays de foot de la planète. Ca fait 60 ans que le "Futebol do Brasil" domine l'échiquier mondial, une constante universelle qui fait de la Seleçao une éternelle favorite, et ce quelle que soit la compétition. Elle le sera encore l'an prochain au même endroit et même si l'équipe épouse aujourd'hui un style moins flamboyant que celui de ses devancières (époque Pareira ou Zagalo par exemple), les titres - Coupe du Monde, Copa America, Coupe des Conf' - continuent à tomber régulièrement. Et ce n'est pas un hasard.
L'actu du moment, ce sont aussi les transferts qui commencent à se concrétiser en Ligue 1. J'ai croisé "Souley" Diawara ce week-end à Paris, il m'a confirmé de vive voix qu'il souhaitait vraiment aller l'OM mais que pour l'instant rien n'était fait. Coupet et Erding sont à 99,99 % au PSG, Lucho Gonzalez très très proche de l'OM, Lyon s'active sur les dossiers Lisandro Lopez et Loïc Rémy, Bordeaux a chipé le meilleur gardien de la saison passée. Pour une fois, le mercato hexagonal pourrait être un peu bandant cette année. Quant au marché européen, j'ai l'impression que ça pourrait bouger pas mal aussi, mais tout se décantera dès qu'un des grands attaquants du continent va bouger (Eto'o à City ?). L'effet domino, en somme.
On va suivre ça de près, d'autant que ça va commencer à s'affoler en Angleterre à partir de cette semaine...
Pierrot
PS : Vous l’avez peut-être lu, j’ai signé vendredi après-midi avec Canal+. Ceux que j’ai croisés sur le blog ces derniers jours ont pu voir que j’étais un peu secret, perturbé. Ce n’était pas pour le plaisir de vous faire des cachotteries. Tout a été tellement rapide, une semaine, et j’ai dû faire mon choix très très vite.
Je vais donc participer au « Canal Football Club » dans un rôle habituel pour moi. Alors, pour avoir lu quelques réactions ici et ailleurs, je voulais ajouter deux choses :
- Si Canal est venu me chercher, ce n’est pas pour que je ne sois pas moi-même. Cela a été parfaitement clair dans toutes nos discussions.
- Et puis quelque chose qui me tiens à cœur dans ce pays où on ramène toujours tout au fric. Je n’ai ni avec M6 ni avec Canal, discuté ni négocié mon salaire. Les deux propositions étaient équivalentes. Certains se gausseront. C’est la pure vérité. J’ai choisi Canal pour les images, pour une émission de plus d’une heure et demi en clair (donc gratuite pour tout le monde) et en public qui fait 1,4 million de téléspectateurs de moyenne.
Rendez vous est donc pris dés le 9 août pour la reprise du championnat. Sauf que nous, ici, on se quitte pas...