Etienne Lavigne : Il y a une belle bagarre en perspective. Rien n'est joué d'avance au sommet du podium. Avec la variété des terrains parcourus, en Argentine, au Chili et cette année au Pérou, avec sa mer de dunes en bordure du Pacifique, l'épreuve peut se gagner ou se perdre partout, du début à la fin. Les pilotes ont intérêt à appréhender la course avec humilité, constance et endurance.
E.L. : C'est enthousiasmant. Chaque année depuis 2009, le Dakar s'épanouit de plus en plus ici, à commencer par l'Argentine, la patrie de Fangio, où les aficionados se comptent par millions et la ferveur est spectaculaire. C'est le même engouement au Chili et au Pérou, où la culture du sport mécanique est très forte et très enracinée. La preuve en est le soutien très actif que nous avons reçu des gouvernements des trois pays.
E.L. : Il convenait de limiter la course aux armements et rétablir une certaine égalité entre tous ces concurrents. Tout le monde n'a pas les moyens d'apporter plusieurs moteurs de rechange flambant neufs et préparés. Avec la menace de ces pénalités, les écuries vont devoir mettre en oeuvre une gestion très affûtée de chaque journée de course. Perdre 15 minutes, pour un leader, c'est énorme.


