Foot - L1 - Angers - Xavier Thuilot, nouveau directeur général délégué d'Angers : « Il y a un côté start-up »

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Nommé directeur général délégué du SCO le 26 août, Xavier Thuilot a été présenté, ce jeudi après-midi à la presse, au centre d'entraînement de la Baumette. Nommé directeur général délégué du SCO le 26 août, Xavier Thuilot a été présenté, ce jeudi après-midi à la presse, au centre d'entraînement de la Baumette. Accompagné du président d'Angers, Saïd Chabane, le nouveau dirigeant de 54 ans, passé par Lille (2000-2009), Lens (2013-2015) et Saint-Etienne (2019 - janvier 2021) a déroulé sa feuille de route. « Qu'est-ce qui vous a convaincu de rejoindre le SCO ? Je suis très heureux d'arriver dans un club qui ressemble un peu à ce que j'ai déjà connu à Lille. Il y a un côté start-up, avec une petite équipe regroupée autour d'un président qui a emmené le club en L1. On va devoir écrire un nouveau projet sans tout chambouler. J'espère amener mon expertise au SCO pour l'installer tranquillement dans un nouveau cycle en L1 et bâtir l'avenir. lire aussi Le classement de la Ligue 1 Quelles similitudes voyez-vous avec le LOSC que vous aviez rejoint en janvier 2000 ? Quand j'étais arrivé, Lille était en L2, on travaillait à cinq dans le sous-sol de la billetterie, ça faisait un peu atelier clandestin. Ici, le projet est déjà bien avancé, il y a des infrastructures, un centre de vie très confortable, un côté pragmatique et efficace, avec des équipes compétentes. Je sens une motivation, un équilibre global dans le club et sur le terrain. En parlant d'infrastructures, la rénovation du stade est en cours avec la livraison de la tribune Saint-Léonard prévue en 2022... L'investissement du club et du président est à souligner parce que c'est rare. Pour avoir un modèle économique sain, il faut avoir un lieu qui peut drainer l'économie du territoire. Je pense que le stade va être parfait pour ça. Ce sont des avancées structurelles importantes qui marquent l'histoire d'un club. L'horizon, c'est avril si tout va bien, et tout ira bien. « Aujourd'hui, ce serait entre la prétention et le suicide d'afficher une ambition élevée en Championnat » Vous évoquez le modèle lillois. Angers peut-il raisonnablement viser l'Europe à moyen terme ? Pour les places européennes, il y a énormément de candidats avec des budgets importants. Aujourd'hui, ce serait entre la prétention et le suicide d'afficher une ambition élevée en Championnat, surtout dans le contexte actuel où tant d'incertitudes pèsent sur le foot. Fixer un objectif, ça n'a pas de sens, on ne serait pas crédibles. Par contre, dire qu'on a de l'ambition, et qu'on saura pousser les portes quand elles s'entrouvriront, oui. lire aussi Malmené, le SCO d'Angers ramène un point de Brest grâce à sa défense Le SCO a été marqué par de nombreux départs ces derniers temps... C'est la vie d'un groupe d'avoir des gens qui partent, d'autres qui arrivent. Ce sont des moments de vie mais tout n'est pas catastrophe, tout n'est pas crise. Mes deux dernières expériences dans le foot (Lens, Saint-Étienne) ont été compliquées et épuisantes car j'ai fait très peu de développement mais beaucoup de restructurations, avec des économies à réaliser, des salariés dont il fallait se séparer... Ici, il y a beaucoup de choses à construire. C'est un beau challenge et une grande motivation. Qu'en est-il du cas du directeur sportif Sébastien Larcier, annoncé sur le départ ? C'est délicat pour moi de répondre à cette question. Je ne l'ai pas recruté, je l'ai à peine croisé. Il y a parfois des visions qui diffèrent, des projets ou des ambitions qui ne sont plus les mêmes. À partir de là, il y a un échange qui s'installe pour trouver une solution. Je n'ai pas de commentaire supplémentaire à faire sur ce dossier. Globalement, quand on dirige une entreprise, on essaie de ne pas se jeter la vaisselle à la figure, c'est quand même mieux pour tout le monde, même si parfois, il faut savoir aussi se jeter la vaisselle à la figure et j'ai quelques expériences aussi dans ce domaine. Il y a une discussion actuellement avec Sébastien Larcier. » L'ouverture du capital en stand-by Mi-juillet, Saïd Chabane avait annoncé, « une communication fin septembre, si tout va bien » à propos de l'ouverture du capital du club, dont il est propriétaire à 99,3 %. Interrogé jeudi, l'homme d'affaires franco-algérien, qui a mandaté au printemps dernier le fonds suisse AKTS pour trouver des investisseurs, a éludé la question. « On refera un point fin septembre si on a des choses nouvelles à annoncer, a-t-il indiqué. Depuis juillet, beaucoup de choses ont bougé. L'histoire de la DNCG où on s'est retrouvé une semaine en L2 (avant d'être réintégré en L1 en appel), ça refroidit, la bagarre (sur les droits TV) et le chantage de Canal + ont refroidi pas mal de choses aussi. Si vous regardez le classement final d'une saison, c'est quasiment le classement des budgets. Donc on a besoin d'aller chercher les ressources à l'extérieur pour nous permettre de franchir un palier », insiste le président du SCO, précisant que l'arrivée de Xavier Thuilot n'était pas liée à une éventuelle ouverture du capital du SCO.

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