JO - Triathlon (H) - Qui sont les adversaires de Vincent Luis, candidat à l'or olympique en triathlon ?

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Double champion du monde en titre, Vincent Luis est le favori du triathlon olympique, qui s'élancera ce dimanche soir (23h30). Malgré tout, le Français aura fort à faire face à une concurrence de plus en plus envahissante. Le triathlon fait partie de ces sports où la médaille d'or - voire le podium -, se pose rarement autour du cou d'un inconnu. Et Vincent Luis, double champion du monde en titre sait déjà très bien qu'il faudra surveiller, ce lundi matin (arrivée prévue vers 1 heure en France), pour décrocher la première médaille de l'histoire du triathlon français. « On est une petite dizaine à pouvoir s'imposer, glissait-il en février dernier. J'ai montré lors des dernières saisons que je peux être le meilleur quelles que soient les circonstances de course. Les Jeux, c'est toujours un jeu de poker menteur. » La puissance de Kristian Blummenfelt (Norvège, 27 ans) Il est celui qui a marqué le début de saison. Vainqueur en patron de la première étape WTS de la saison à Yokohama, le Norvégien a fait parler sa puissance à vélo et en course à pied pour éparpiller la concurrence. Il a d'ailleurs surfé sur son état de forme pour gagner dans la foulée la Coupe du monde de Lisbonne. Ensuite, le soufflé est retombé (6e à Leeds), faisant écho à la phrase de Luis, quelques mois plus tôt : « Avec les Norvégiens (il faut associer Gustav Iden, également candidat sérieux au Top 5), c'est le jour ou la nuit ». Si la lumière est allumée, les rouges seront dangereux, surtout si la natation ne les a pas noyés, leur force à vélo et en course à pied n'étant plus à prouver. La jeunesse d'Alex Yee (Grande-Bretagne, 23 ans) C'est la perle montante du triathlon. Ça tombe bien pour les Britanniques, Alex Yee arrive pile au moment où leur patron Alistair Brownlee (33 ans), double champion olympique en titre, n'a plus le corps pour ce style de joutes. Parti sur le long entre les deux olympiades, l'aîné des frères Brownlee a tenté un retour, en vain. La dernière manche WTS à Leeds a d'ailleurs fait office de transmission de témoin avec un Alex Yee volant (première victoire en WTS) et un Bronwlee hors quota olympique. Bien qu'encore jeune sur la distance (il a commencé le sport de haut niveau avec l'athlétisme), Yee fera partie des prétendants au titre. D'ailleurs, comme c'est le cas avec les Norvégiens, Luis devra essayer de l'éliminer en natation et/ou à vélo, le Britannique étant encore un peu tendre sur ces disciplines. En revanche, s'il pose le vélo en même temps que le groupe de tête ou pas très loin, il sera le favori, sa foulée légère de pistard faisant régulièrement de grands dégâts. lire aussi Triathlon : Alex Yee remporte la WTS de Leeds L'expérience de Jonathan Brownlee (Grande-Bretagne, 31 ans) Au départ d'une course olympique, il faut toujours se méfier d'un Brownlee, la fratrie comptant quatre médailles dans l'armoire familiale. Jonathan, lui, n'a jamais connu l'or, se faufilant deux fois derrière son frère (3e à Londres, 2e à Rio) mais reste un cador du circuit, malgré une forme déclinante au fil des années. Sa victoire en début de saison sur la Coupe du monde d'Arzachena (Sardaigne) a prouvé qu'il avait encore les cannes, mais l'absence de son frère est une mauvaise nouvelle, les deux Britanniques ayant eu l'habitude de dynamiter la partie cycliste pour essorer les jambes, avant de les libérer sur le bitume. Une tactique favorable à Luis. Ce dernier en avait d'ailleurs profité à Rio, avant d'exploser derrière la fratrie à pied (finalement 7e). L'envie de Mario Mola (Espagne, 31 ans) C'est le seul titre qu'il manque à son palmarès (19e à Londres et 8e à Rio). Triple champion du monde (2016-2017-2018), Mario Mola était jusqu'à la prise de pouvoir de Luis, le patron du circuit, capable de battre les Bronwlee à la régulière, notamment grâce à des qualités à pied au-dessus de la moyenne. Cependant, depuis 2019, l'Espagnol est en délicatesse avec son physique. Un peu court lors du premier titre mondial de Luis en 2019, il a depuis enchaîné les pépins, ne lui permettant pas de construire dans le temps son entraînement (blessure au dos notamment cette année). Membre du même groupe d'entraînement que Luis sous les conseils de Joel Filliol, Mola est également un triathlète censé revenir de l'arrière, la natation n'étant pas son point fort. L'appétit de Morgan Pearson (USA, 27 ans) À l'image de Blummenfelt, l'Américain est un athlète puissant dont le style, bien qu'efficace, laisse à désirer en course à pied. Cependant, son année 2021 l'a installé dans une nouvelle posture avec deux podiums en deux WTS (3e à Yokohama, 2e à Leeds), toujours en finissant très fort à pied pour ramasser les impétueux. Marten Van Riel, Henri Schoeman, Jacob Birtwhistle, Hayden Wilde, outsiders de luxe Troisième à Rio, Henri Schoeman (29 ans) a les épaules pour jouer un nouveau podium. Cependant, le Sud-Africain a bien senti passer la crise du Covid puisqu'il a été touché à deux reprises par le virus, le laissant longtemps sur le flan. Excellent nageur, il sera à coup sûr dans le bon coup et pourrait être un atout pour le Français. Comme pourrait l'être Marten Van Riel (28 ans), coéquipier de Luis à l'année à Gérone (Espagne). Le Belge est souvent porté vers l'avant et a bien progressé cette saison. Une équipe belge dans laquelle il manquera Jelle Geens, cas contact au Covid-19 et obligé de déclarer forfait pour l'épreuve individuelle (présent pour le relais mixte).


Également membre du groupe d'entraînement de Luis, l'Australien Jacob Birtwhistle est un nom à cocher. Très discret depuis le début de la pandémie puisque la Fédération australienne a très vite contrôlé les voyages de ses athlètes (seulement 21e à Leeds), il reste un redoutable finisher. L'avoir sur le porte-bagages dans le dernier kilomètre est une mauvaise idée avec son ample foulée. Vincent Luis en a d'ailleurs déjà fait les frais (WTS d'Hambourg en 2019, format sprint). Médaillé d'argent à Londres en 2012, Javier Gomez est un nom ronflant dans le milieu. Mais il fait de plus en plus son âge (38 ans) et sa science de la course ne devrait pas contrer son déclin physique. Au contraire des jeunes Hayden Wilde (23 ans) et Leo Bergère (25 ans), tous les deux capables d'un coup. Le Néo-Zélandais, comme ses collègues aux antipodes a été gêné dans sa préparation par la crise du coronavirus mais reste une énorme machine à nager et à rouler. lire aussi Toute l'actualité du triathlon Et que dire du Français, troisième mondial sur une course sèche en 2020 et en constante progression depuis trois saisons. Beaucoup moins observé que son compatriote, il pourrait jouer sa carte selon les conditions de course. Dans tous les cas, un top 10 est clairement dans ses cordes.

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