« Il ne mérite pas ça » : les coureurs français du Giro réagissent à l'abandon de Romain Bardet

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Romain Bardet, malade, a quitté le Giro vendredi (Luca Bettini/SPRINT CYCLING AGENCY/PRESSE SPORTS/Presse Sports)
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Romain Combaud (DSM), Mikaël Cherel (AG2R-Citroën) et Guillaume Martin (Cofidis) jugent que Romain Bardet, malade et contraint à l'abandon la veille, était « peut-être le plus fort des favoris » sur ce Giro.

Romain Combaud (DSM) : « Ça fait douze ans que je vis sur Clermont-Ferrand et huit ans que je travaille avec Romain dans la région. C'est devenu un ami, plus encore depuis qu'on évolue dans la même équipe. Avant le Giro, on s'était entraîné ensemble. On s'était promis de belles choses sur cette course. Je savais qu'il pouvait réaliser quelque chose de grand. Romain était très en forme, il arrivait ici avec de grosses ambitions. Il avait réussi un superbe chrono à Budapest et sur la montée du Blockhaus (dimanche), je pense vraiment que c'était lui le plus fort. Mais la vie est ainsi faite.

Hier (vendredi), ça a été vraiment compliqué de le voir abandonner, même si on s'y attendait vu comme il était malade au départ de l'étape. Il nous a attendu à l'hôtel le soir, puis il est rentré chez lui. Le staff a eu des mots très forts pour remobiliser l'équipe dans la soirée. J'ai demandé à Romain des nouvelles ce matin, il ne m'a pas encore répondu, je pense qu'il se repose après son long trajet d'hier soir. Il va nous manquer ici mais il reviendra encore plus fort qu'avant, j'en suis certain. »

Mikaël Cherel (son ancien équipier chez AG2R-Citroën) : « Ça m'a touché quand je l'ai vu sur le bas-côté hier (vendredi) après-midi, en train de vomir après le début de l'étape, avec Romain Combaud qui l'attendait. J'ai immédiatement compris que c'était fini. La veille déjà, il m'avait confié que si ça accélérait, ça allait devenir compliqué pour lui. Je l'avais rassuré en lui disant qu'il avait quarante-huit heures jusqu'à aujourd'hui (samedi) pour se refaire la cerise. Ce genre de virus, ça chamboule l'espace d'un ou deux jours et après tout va mieux. J'étais optimiste pour lui, il a l'expérience, c'est un battant. Mais voilà, c'était trop, même pour lui.

Il reviendra, j'en suis sûr, mais c'était vraiment une occasion rêvée pour lui cette année. Comme on dit, ce qui est pris n'est plus à prendre. Il avait fait une très belle entame de Giro, je le sentais super fort, il s'affichait parmi les trois-quatre protagonistes à la victoire finale. En plus, on annonce des orages en haute montagne en troisième semaine, ça aurait été en sa faveur... C'est vraiment trop dommage. Peut-être que ça lui sera bénéfique en vue du Tour cet été. Il va falloir digérer ça mais je lui souhaite de tout coeur de rebondir. Il ne mérite pas ça. »

Guillaume Martin (Cofidis, 6e du général) : « Avant-hier (jeudi), je voyais bien qu'il n'avait pas son style habituel. Hier (vendredi), quand je l'ai vu s'arrêter, je n'ai pas tout de suite compris. Il semblait dans une telle forme... C'est malheureux pour lui et pour le cyclisme français dans son ensemble. C'est regrettable. L'étape du Blockhaus, vous l'avez sans doute mieux vu que moi à la télévision, mais j'ai eu l'impression qu'il était dans les tous meilleurs, si ce n'est le meilleur des favoris. Il était en lice pour au moins un podium, voire la victoire finale. »

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