Paris 2024 - Édouard Bardon : « Vendre plus de 2 millions de mascottes » des Jeux Olympiques de Paris 2024

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Édouard Bardon, directeur délégué licensing de Paris 2024, décrypte la stratégie du comité d'organisation des Jeux Olympiques et paralympiques concernant les produits dérivés. Le J-1000 avant les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 donne des fourmis dans les pieds au comité d'organisation et des envies de faire connaître ses multiples facettes. Prenez sa boutique en ligne, par exemple, qui propose depuis le 8 août, date du passage à témoin entre Tokyo et Paris, de nombreux produits estampillés Paris 2024. Elle est désormais également hébergée sur une plateforme commune du CIO avec les e-shop de Milano Cortina 2026 et de Los Angeles 2028. En marge du lancement de la collection capsule de Decathlon, le 20 octobre au Palais de Tokyo à Paris, Édouard Bardon, directeur délégué licencing de Paris 2024, nous a annoncé avoir signé avec 21 licenciés, même si tous n'ont pas encore été révélés. Parmi eux : Le Coq Sportif et FDJ, également partenaires officiels, la Monnaie de Paris qui édite des pièces sur les Jeux, Drago (pin's et porte-clés), Weematch (goodies) et bientôt Julbo (lunettes) ou encore Vuarnet (lunettes). Le COJO va également travailler avec la société américaine Fanatics, spécialisée dans la vente en ligne de produits dérivés des clubs et marques de sport. Séduire le plus grand nombre avec un maximum de produits Le comité espère recruter entre soixante et quatre-vingts licenciés au total. « On a fait un tiers du chemin », précise Édouard Bardon, ancien responsable de la Griffe à Roland-Garros. À l'inverse des produits plutôt chics du tournoi, l'objectif de Paris 2024 est de séduire le plus grand nombre de fans avec un maximum de produits dans toutes les catégories. « C'est un programme historique que nous mettons en place ; on vise 2 milliards d'euros de dépenses consommées à l'horizon 2024 et 130 M€ de recettes pour le COJO. Cela va permettre aux entreprises de faire du chiffre d'affaires », poursuit Bardon. 10 000 Le nombre de références des produits estampillés Paris 2024 dans toutes les catégories et vendus dans 30 000 points de vente. Le principe est simple. Les entreprises obtenant une licence font du chiffre d'affaires avec la vente de leurs produits estampillés Paris 2024 et reversent au COJO un pourcentage de ce chiffre d'affaires, gardé secret. Le comité exploite également jusqu'en 2024 la marque Allez les Bleus qui appartient au CNOSF, grâce au transfert du marketing entre les deux comités. Paris 2024 mise ainsi sur la côte de sympathie pour l'équipe de France olympique et paralympique afin de booster la vente des produits destinés aux supporters. 1 million d'exemplaires vendus à Londres et Rio « Selon une étude Nielsen réalisée en septembre, plus de 10 millions de personnes ont l'intention d'acheter des produits dérivés pour un budget moyen de 50 € donc on n'a plus qu'à faire fois quatre », souligne Édouard Bardon en précisant que, toujours selon cette étude, un tiers des achats est destiné à leurs enfants. Le dirigeant mise naturellement sur la mascotte, révélée à l'automne 2022 et très prisée des enfants, pour atteindre un objectif ambitieux. « On espère vendre plus de 2 millions de mascottes », confirme-t-il. Il précise qu'1 million d'exemplaires se sont vendus à Londres (2012) et à Rio (2016). Les chiffres de Tokyo ne sont pas encore connus mais on imagine que le huis clos a contrarié les ambitions du comité d'organisation qui espérait écouler 1,5 million de mascottes olympiques Miraitowa et paralympiques Someity. lire aussi Toute l'actualité des JO 2024 « Nos produits seront dans 30 000 points de vente, on veut être présent partout, de la boulangerie au bureau de tabac en passant par le magasin de sport, de jouet ou de mode et nos propres boutiques bien sûr », enchaîne Bardon. Ces dernières fleuriront dès 2022 dans les gares, les aéroports et un grand centre commercial. Au total, le COJO vise la centaine de magasins éphémères l'année prochaine. « On va compter sur le retour des touristes car 13 millions de billets seront vendus », rappelle Édouard Bardon.

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