Le Real Madrid battu en finale d'Euroligue par l'Efes Istanbul au terme d'un finish incompréhensible

En ne faisant pas faute dans les dernières secondes, mené au score, le Real Madrid ne s'est donné aucune chance de l'emporter au final.

L'interrogation s'est répandue comme une traînée de poudre, en tribune de presse comme dans les couloirs et les gradins de la Stark Arena, puis sur les réseaux sociaux. « Que vient-il de se passer ? Pourquoi le Real n'a-t-il pas fait faute ? » Avec 17 secondes à jouer, le score en faveur de l'Efes Istanbul (58-57) et la balle dans les mains turques avec une possession de 14 secondes à jouer, le Real Madrid a fait le choix de ne pas faire de faute pour envoyer Istanbul sur la ligne des lancers francs. Le score est donc resté figé et les Madrilènes se sont inclinés en finale d'Euroligue d'un petit point contre les tenants du titre turques de l'Efes Istanbul, samedi.

Enfin, le choix ? Ou s'agissait-il d'une énorme erreur d'appréciation du coaching staff de Madrid ? « Tout le monde me pose la même question, mais ça ne se joue pas là-dessus, un match ne se joue jamais sur le dernier play, où il peut se passer plein de choses », estimait Guerschon Yabusele à la sortie. Les deux derniers paniers encaissés par les Espagnols, inscrits par Tibor Pleiss, l'avaient été suite à des rebonds offensifs. « La décision était de défendre. Il restait trois secondes derrière. On a essayé de défendre. Ils ont shooté, raté, on aurait pu avoir le rebond, c'est juste ça. Nous, on suit ce qui est dit et le match se joue bien avant tout ça."

Le dilemme de Pablo Laso

Suivre ce qui avait « été dit » signifiait que la dernière chance madrilène de renverser la situation résidait dans un hypothétique rebond suivi d'un tir miraculeux, avec tout le terrain à remonter en trois ou quatre secondes. Improbable.

« Nous étions un point derrière, il était difficile de décider ce qu'il fallait faire, a répondu après-coup l'entraîneur Pablo Laso, sonné. Maintenant, c'est vrai, on se dit : « il aurait fallu faire faute ». Mais avec le temps restant, on aurait aussi pu défendre et obtenir la dernière possession. On n'a pas réussi à récupérer le rebond proprement et on n'a pas pu attaquer. Ils ont joué cette dernière possession intelligemment. Vous me demandez si on aurait dû faire faute maintenant, mais j'ignore ce qu'il se serait passé si on l'avait fait. »

« On aurait dû attraper ce ballon et essayer d'aller chercher un panier, disait le pivot français du Real, Vincent Poirier, pas sur le terrain sur l'action. Tout le monde était dans le feu de l'action. Après je ne suis pas coach, ce n'est pas mon travail. C'est terrible car on était très 'déter' pour ramener ça à la maison. » Un dilemme qui leur torturera l'esprit encore longtemps.

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