Skateboard - Evan Mock : « Hawaï, le meilleur spot pour grandir »

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Le skateur et modèle Evan Mock est de passage ce week-end à Paris à l'occasion d'un événement skate au Consulat, lieu culturel et festif. L'Américain stylé nous parle de sa relation avec la France, son enfance à Hawaï et sa rencontre mémorable avec le rider de légende Dylan Rieder. « Vous êtes acteur, mannequin, skateur, surfeur... Comment arrivez-vous à jongler entre toutes ces différentes carrières, à seulement 24 ans ?
C'est une bénédiction d'être bon dans plusieurs domaines, je me sens très chanceux. Mais je ne peux évidemment pas tout faire en même temps. Lorsque je dois filmer une scène ou réaliser un shooting, je le fais. Quand les vagues sont plates, je vais skater, et vice-versa. C'est juste une question d'organisation. Cependant, parfois, on ne sait jamais quand les choses vont avoir lieu et ça demande aussi d'apprendre à vivre au jour le jour. Je prends la vie comme elle vient. lire aussi Toute l'actu du skateboard Revenons sur votre enfance. Grandir sur une petite île comme Oahu (Hawaï), c'est comment ?
Il n'y a pas deux endroits comme ça. Honnêtement, Hawaï c'est à la fois le meilleur spot pour grandir mais aussi pour y vivre. Mais au bout d'un moment, lorsqu'on vit sur une petite île comme ça, on a aussi besoin de sortir pour voir d'autre chose. « Ce qui compte c'est l'expérience, pas la destination » Récemment, on vous a vu aperçu dans la vidéo "Le vieux monde en rouge" sortie par John John Florence fin août. Vous êtes originaires du même endroit, du coup vous travaillez régulièrement ensemble ?
J'ai grandi juste à côté de sa maison, près de la plage. Nous étions voisins. Je traînais surtout avec son petit frère Ivan car nous étions plus proches en âge, mais John John était toujours plus ou moins avec nous quand il s'agissait d'aller surfer ou skater. Et aujourd'hui, il s'avère que c'est l'un des meilleurs surfeurs au monde, c'est dingue ! Le North Shore d'Hawaii est un petit endroit, donc à chaque fois que j'y retourne, je traîne toujours avec eux pour partager quelques sessions. En plus d'être un bon skateur, vous faites aussi du surf. À quel âge avez-vous posé la première fois le pied sur une planche ?
Mon père m'a poussé sur ma première vague quand j'avais deux ans, bien avant que je sache nager. Ensuite, en grandissant, je me suis intéressé à plein de sports comme le foot ou le baseball. Jusqu'au jour où, quand j'avais 11 ans, un skatepark s'est construit juste à côté de chez moi. Et c'est là que je suis devenu complètement accro au skate, ça a changé ma vie. Mais je n'ai pas arrêté le surf, je continue à pratiquer ces deux activités en parallèle dès que je peux et ça me rend très heureux.

Aujourd'hui, vous vivez à New York. Comment elles sont les vagues là-bas ?
Je ne surfe pas autant que si j'étais à Hawaï, mais quand j'ai le temps j'essaie d'y aller quelques fois. À New York, les vagues sont juste plus imprévisibles. Cependant ça vaut vraiment le coup. Mais je pense que ce qui compte c'est l'expérience, pas la destination. Si vous ne deviez choisir entre le skate et le surf, ce serait quoi ?
C'est une question trop difficile, je ne peux pas y répondre. (rires) Ces deux sports sont géniaux et m'apportent des choses très différentes dans ma vie. Depuis l'année dernière, vous êtes sponsorisé par RVCA. C'est important pour vous de travailler avec une marque qui est justement originaire d'Hawaii ?
Je pense que c'est important d'être représenté par des marques qui croient en ta personne et ton travail, et qui encouragent les esprits créatifs chez les surfeurs et skateurs. Donc oui, travailler avec RVCA c'est super chouette, j'en rêvais depuis longtemps. On est en train de réaliser plein de projets super excitants, que j'ai hâte de partager. « Il y a beaucoup de spots que j'adore ici (à Paris), j'ai encore tellement d'endroits à explorer. Je n'attends que ça ces prochains jours » D'ailleurs, vous êtes en ce moment sur Paris avec RVCA, à l'occasion de l'événement skate organisé ce samedi au Consulat. Content d'être de retour dans la capitale ?
Je n'avais pas quitté les États-Unis et New York depuis janvier à cause de la pandémie. Donc prendre l'avion et être de retour dans une ville que j'aime, c'est génial. Il y a plein d'endroits que j'adore ici à Paris, surtout ceux où l'on mange bien (rires). À chaque fois que je reviens je m'éclate beaucoup. Je me verrais totalement vivre ici, vous avez une super ville. « Il y a beaucoup de spots que j'adore ici (à Paris), j'ai encore tellement d'endroits à explorer » On a vu que vous aviez prévu de tourner une vidéo de skate durant votre séjour ici. Du coup, vos spots préférés de la capitale, c'est quoi ?
Je suis arrivé en avion seulement vendredi matin, alors je n'ai pas encore eu le temps de beaucoup me balader en skate pour l'instant. Mais il y a beaucoup de spots que j'adore ici, j'ai encore tellement d'endroits à explorer. Je n'attends que ça ces prochains jours. Vous avez déjà eu l'opportunité de rider avec quelques skateurs français ?
Ça fait déjà quelques années que je viens en France, donc oui, j'ai eu l'occasion de côtoyer la scène skate locale à de nombreuses reprises. Aurélien Giraud et Vincent Milou, je les ai déjà vu. Mais ils vivent dans le sud de la France, donc c'est plus compliqué de les voir. Cependant, j'entends beaucoup parler d'eux, ça c'est sûr ! En parlant de rencontre, vous avez eu l'opportunité de côtoyer le skateur de légende Dylan Rieder, l'année avant sa mort. Quel souvenir en gardez-vous ?
Bien avant que je ne le rencontre, je l'admirais déjà, et encore plus une fois que je l'ai côtoyé en vrai. Lorsque tu vois tes idoles en personne pour la première, parfois tes rêves se brisent car il s'avère que ce sont de vrais cons. Mais Dylan était à l'opposé de ça. J'ai beaucoup appris de lui, que ce soit dans son style, sa façon de skater, d'interagir avec les autres... Il savait comment vivre. Il a vécu une courte vie, mais une vie exceptionnelle. Je pense qu'il a donné le ton pour la nouvelle génération de skateurs d'aujourd'hui qui brisent les règles classiques du skate et se lance dans la mode. Dylan Rieder était une personne très spéciale, il me manque et j'aimerais qu'il soit encore parmi nous aujourd'hui. »

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