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Adrien Anigo home

mar, 24 nov 17:00:04 2009

Une boulette dun juge aixois a permis au fils du directeur sportif de lOM, José Anigo, de sortir de cabane. Pile pour assister à OM-PSG. La justice est aveugle, et aime le ballon rond

Un fils prodigue s’en va, un autre s’éveille. Hatem Ben Arfa, attaquant fort doué de l’Olympique de Marseille, est en partance. Le bon directeur sportif du plus grand club du monde, José Anigo l’a compris. Trop instable, assez inconstant et sujet aux sautes d’humeur, Hatem a besoin d’un bol d’air loin de la Méditerranée. Après sa dernière saillie en plein entraînement contre son coach Didier Deschamps, lui a été accordé un bon de sortie.

Un peu à l’instar de celui que vient d’accorder la justice provençale à l’autre fils prodigue (et légitime) de l’ami José, Adrien Anigo. Légèrement soupçonné avec trois collègues d’avoir dévalisé 12 bijouteries (et une Poste) entre septembre 2006 et février 2007, Adrien, petit poussin de 26 berges, prenait le frais en prison après avoir vu tant de pays. A Luynes, où les sources de Bakchich n’ont pu savoir si les matches de l’OM étaient retransmis ou pas.

Mis en examen pour "vols avec armes, vols en bande organisée" et de menus chefs d’inculpation associés, Adrien a tout de même été libéré le 16 novembre dernier. A la faveur d’une nouvelle boulette mâchée au Palais de Justice d’Aix en Provence. Petite explication.

L’ordonnance de renvoi devant la cour d’assises d’Adrien, rendu le 15 mai 2009, avait tout bonnement été annulée le 18 juin dernier. Des vices de forme, relevés par les conseils des braqueurs amateurs, avaient été confirmés par la Cour d’appel. Et le dossier renvoyé au magistrat instructeur pour complément d’information. Mais la saison de foot finie et l’été passant, le juge d’instruction pourtant instamment prié de se bouger -en langage de la chambre de l’instruction "une célérité particulière dans l’exécution des nouveaux actes d’information rendus indispensables" - s’endort.

Le 5 novembre dernier, à l’heure de passer devant le juge des détentions et liberté, l’avocat d’Adrien A. se régale en signalant que son client était détenu sans titre, son ordonnance de mise en accusation ayant été annulée. "À libérer", se voit bien contraint de prononcer le JLD. Et le "référé détention" du parquet n’y fera rien.

Les magistrats de la Cour d’Appel d’Aix ont bien été obligés d’élargir le fils de José et ses amis braqueurs. Pile à l’heure pour aller assister à OM-PSG…

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