Extra Time

LeBron James, le sportif de l’année

LeBron James a retrouvé le sourireCette nuit, face aux Bobcats, LeBron James a compilé 27 pts, 12 rbds, 8 pds, 4 ints et 2 cts. En 38 minutes, avec des pourcentages plus que corrects. Le genre de ligne de stats qui a tout du match de leur vie pour 90% des joueurs NBA. Sauf que pour LeBron, c’est un bon match. Sans plus.

Je l’ai déjà écrit mais la force, et finalement peut-être le défaut, de LeBron James, c’est de transformer l’exceptionnel en banal. Exactement comme lorsque Michael Jordan collectionnait les matches à plus de 40 points ou lorsque Magic Johnson enchaînait les triple double. Ces gars-là sont tellement au-dessus des autres qu’ils n’arrivent plus à nous épater au quotidien.

Pourtant, LeBron James est parvenu cette année à nous étonner. Il nous a surpris, séduits et même conquis. Qui peut dire aujourd’hui que LeBron James n’est pas le meilleur joueur au monde ?

L'année parfaite

Il y a un an, la NBA reprenait à peine après cinq mois de grève, et on avait en tête l’image d’un roi déchu, qui avait lâché son équipe dans le money time en finale NBA. On pensait qu’il avait laissé passer sa chance. On le comparaît davantage à Wilt Chamberlain ou Karl Malone, qu’à Michael Jordan ou Magic Johnson. Resterait-il pour l’éternité un joueur d’exception sans titre ?

Un an plus tard, il a tout gagné. Et avec la manière. MVP de la saison régulière, MVP des Finals, champion NBA et champion olympique. Il ne manque rien. Il a tout raflé sur le plan individuel et collectif. C’est la saison parfaite. Comme Michael Jordan en 1992.

Pour moi, LeBron James n’est pas uniquement le meilleur basketteur de l’année. Il est aussi le meilleur sportif comme l’a récemment élu le magazine Sports Illustrated. Une sorte de champion des champions, que je place cette année au-dessus d’un Novak Djokovic, d’un Usain Bolt, d'un Michael Phelps ou d’un Leo Messi. Son retour au premier plan, sur le plan sportif et médiatique, vaut tous les scénarios hollywoodiens. Il était le vilain, il est redevenu le héros.

Il progresse encore aux tirs et au rebond

Si le plus dur est fait, il découvre aussi désormais la pression de la défense d’un titre. Comme Michael Jordan et d’autres avant lui, il s’aperçoit que rester au sommet est plus dur que d’y parvenir. Il a mis quelques semaines à l’assimiler. Le Heat a commencé moyennement sa saison. On parlait davantage de Kevin Durant, Carmelo Anthony et Kobe Bryant sur le plan individuel, ou des Knicks, des Grizzlies et du Thunder sur le plan collectif. Et puis, le champion a trouvé son rythme de croisière. Et LeBron James aussi. Il fait même mieux puisqu’il réalise actuellement sa meilleure saison dans bien des domaines comme l’adresse aux tirs (54% à 2-points, 45% à 3-points), au rebond (8.7 prises par match) mais aussi dans les pertes de balle (2.7 bps). Le tout sans donner l’impression de forcer. Sans tirer la couverture à lui. Et il n’a pas encore 28 ans…

A part ça

J'en profite pour vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d'année. En 2013, il y a l'Eurobasket en Slovénie, et l'Equipe de France aura vraiment un beau coup à jouer. En espérant que Joakim Noah soit là...

A propos de Fabrice Auclert

Journaliste et chef d’entreprise, Fabrice Auclert a grandi aux sons de la voix de George Eddy et des dribbles de Magic, Bird et Jordan. Depuis 1996, il est l’homme qui se cache derrière Basket USA. Sur Yahoo!, il nous fait vivre l’Extra Time, les prolongations en Français. Il vous livre ses impressions sur la saison de nos compatriotes tout en dénichant des infos croustillantes ou des vidéos insolites sur les stars de la NBA.