Extra Time

Quelle place pour le basket français sur Internet ?

Etude sur le temps libre des Français dédié au sport (Audencia Nantes)Je profite de la 3e édition de l'étude sur « Le temps libre des Français dédié au sport » (Audencia Nantes/Kurt Salmon/Kantar Sport) pour en extraire les données liées ou consacrées au basket.

D'abord, sans surprise, Internet est devenu le 2e média en France (49%) pour suivre le sport derrière la télévision (94%) mais devant la presse papier (48%). Ce rapport se concentre donc sur la place des principaux sports sur la toile, que ce soit dans le référencement ou sur les médias sociaux.

TP, 1er des sportifs français sur les moteurs de recherche

Sur le plan individuel, et c'est remarquable, Tony Parker est numéro 1 en matière de référencement et de fréquentation. Le meneur des Spurs profite d'un site bilingue pour toucher un maximum de fans. Il est bien référencé dans les moteurs de recherche, et sa page personnelle est souvent mis à jour. Il devance rien de moins que Thierry Henry, Karim Benzema, Sébastien Loeb ou encore Jo-Wilfried Tsonga. Sur les médias sociaux, le très actif Sébastien Chabal devance Tony Parker. Très suivi sur Twitter, le meneur français souffre aussi d'un manque de membres sur sa page de Facebook (plus de 800 000), par rapport aux footballeurs (Thierry Henry et Karim Benzema dépassent les 2 millions).

La FFBB, numéro 1 des fédérations sur les réseaux sociaux

Côté institutions, la Fédération Française de basket-ball est numéro 1 sur les médias sociaux grâce à ses chaînes YouTube et Dailymotion, mais aussi ses 75 000 "like" sur Facebook, un record pour une fédération. En revanche, il n'y a pas de suivi puisque le site est mal référencé (il n'apparaît pas dans le Top 5),  et l'interactivité et la navigation sont critiquées. Clairement, le design du site de la FFBB est vieillot, et le contenu, pourtant de qualité, n'est pas mis en valeur.

Pro A : moins de 900 "followers" par club sur Twitter

Pour sa part, la Pro A se classe 4e sur 4 parmi les sports collectifs les plus populaires en matière de réseaux sociaux. Ce qui signifie que son « ennemi », le hand, est devant. Pour cela, cette étude a cumulé le nombre de « like » (Facebook) et de « followers » (Twitter) et l'a divisé par le nombre du club. Pour la Pro A, on obtient des chiffres très modestes avec 4 806 « like » et 897 « followers » par club. A titre de comparaison, en Ligue 1, c'est près de 270 000 « like » et plus de 50 000 « followers » par équipe !

Enfin, si on se concentre uniquement sur la Pro A, l'Asvel obtient la meilleure note pour sa présence sur les réseaux sociaux, devançant le CSP Limoges et le BCM Gravelines-Dunkerque. En revanche, Cholet et Orléans sont les deux meilleurs clubs en termes de référencement et d'interactivité.

Mais si on les compare aux meilleurs clubs de football, de rugby et hand, leurs notes sont moins bonnes. Ce qui signifie que le basket peut, et doit, encore mieux faire pour gagner en popularité sur Internet, 2emédia préféré des amateurs de sport. Un effort qui doit se faire au niveau des clubs (réactivité, interactivité, création de zone d'e-commerce), mais aussi de la fédération avec des informations davantage mises en valeur alors qu'elle possède une mine de contenus à partager (highlights, photos…) au sein d'une communauté très forte (plus de 75 000 "membres" sur la page Facebook).

A propos de Fabrice Auclert

Journaliste et chef d’entreprise, Fabrice Auclert a grandi aux sons de la voix de George Eddy et des dribbles de Magic, Bird et Jordan. Depuis 1996, il est l’homme qui se cache derrière Basket USA. Sur Yahoo!, il nous fait vivre l’Extra Time, les prolongations en Français. Il vous livre ses impressions sur la saison de nos compatriotes tout en dénichant des infos croustillantes ou des vidéos insolites sur les stars de la NBA.