Extra Time

Le retour du « show time » aux Lakers

Mike D'AntoniOn (ou je) avait parié sur le retour de Phil Jackson aux Lakers, et finalement la direction a surpris tout son monde en optant pour Mike D'Antoni !

Oui, oui… le D'Antoni coupé (ou plutôt poussé vers la sortie) en mars de New York. Le D'Antoni, spécialiste du run-and-gun aux Suns. Un coach aussi porté sur l'attaque que Mike Brown l'était sur la défense.

Un virage à 180° qui marque selon moi le retour du « show time » à Los Angeles. Aux oubliettes le jeu en triangle ou la Princeton Offense. Avec D'Antoni, on revient au système de base de la NBA : le pick-and-roll. Un écran, et basta. Le reste est une affaire de talent individuel et de lecture du jeu.

Pour cela, D'Antoni pourra compter sur son joueur préféré, Steve Nash, et il aura comme alliés Pau Gasol et Dwight Howard.

Sur le papier, ça peut être violent, mais on se souvient aussi que la méthode D'Antoni n'a pas fonctionné aux Knicks, incapable de faire cohabiter Carmelo Anthony et Amare Stoudemire. Certes, il n'avait pas Steve Nash pour l'épauler...

Qu'en sera-t-il aux Lakers ? Comment Kobe Bryant va-t-il trouver sa place dans un jeu axé sur le pick-and-roll ? Comment apporter la rigueur défensive indispensable à la conquête d'un titre ?

A Phoenix, D'Antoni avait échoué par deux fois à une marche des Finals. C'était au milieu des années 2000 avec un Nash au sommet de son Art (double MVP) et avec un Amare Stoudemire jeune et fringant.

Aujourd'hui Nash a 38 ans, et il est actuellement out avec une micro-fracture du péroné. Autant dire qu'il faudra du temps avant que le couple D'Antoni-Nash ne fasse des miracles.

En tout cas, une certitude, le Staples Center ne s'ennuiera pas. Il va y avoir des points. Dans les deux sens. Comme dans les années 80 avec Pat Riley aux commandes, et ce fut couronné de quatre titres !

Personnellement, je ne crois pas que cette arrivée fera des Lakers des champions dès cette saison, d'autant que la faiblesse du banc reste un gros problème. Mais les dirigeants ont voulu marquer le coup, et ce choix, qui m'a surpris, confirme qu'aux Lakers, on a d'abord besoin de paillettes et de strass. En clair, plutôt que de céder aux exigences d'un Clint Eastwood oscarisé, le club a opté pour un Roland Emmerich qui lui assure des millions d'entrées. Ou plutôt des millions de points. Il suffira juste d'en mettre plus que l'adversaire pour gagner.

A propos de Fabrice Auclert

Journaliste et chef d’entreprise, Fabrice Auclert a grandi aux sons de la voix de George Eddy et des dribbles de Magic, Bird et Jordan. Depuis 1996, il est l’homme qui se cache derrière Basket USA. Sur Yahoo!, il nous fait vivre l’Extra Time, les prolongations en Français. Il vous livre ses impressions sur la saison de nos compatriotes tout en dénichant des infos croustillantes ou des vidéos insolites sur les stars de la NBA.