Extra Time

Tony, Tony, Tony

Tony Parker - APOnze ans après son arrivée en NBA, et après 978 matches sous le maillot des Spurs, Tony Parker a réalisé son premier triple double en carrière (27 pts, 12 rbds et 12 pds). C'était cette nuit face à Houston dans un match complètement fou (victoire 134-126 après prolongation). Contrairement à certains grincheux, je ne minimise surtout par cette performance certes individuelle.

D'abord parce que TP s'est défoncé aux rebonds pour le bien de son équipe. Comme il  l'a expliqué après le match, Tim Duncan avait un problème de fautes, et il fallait que les Spurs soient solidaires pour compenser son absence. Parker a montré l'exemple en allant chercher 12 rebonds.

Ensuite, parce que Parker n'a pas cherché ce triple double comme d'autres l'ont déjà fait dans le passé. Il n'y a rien de plus vilain qu'un joueur qui essaie par tous les moyens d'avoir son triple double. On se souvient de Ricky Davis faisant exprès de rater un shoot pour récupérer un rebond, ou encore de Javale McGee et d'Andray Blatche plus récemment. Là, Parker a joué sans se soucier de ses stats, et c'en est que plus fort.

Enfin, il y a la victoire au bout. « Si on avait perdu, on aurait oublié mon triple double » a tout de suite réagi TP après le match. Et il a raison. Un triple double a encore plus de valeur lorsqu'il mène son équipe à la victoire, et c'était le cas cette nuit.

A 30 ans, Parker prouve une fois de plus qu'il n'a pas fini de nous épater. Chaque année, on le croit au sommet de son basket, mais il repousse encore un peu plus loin ses limites. Où va-t-il s'arrêter ?

On savait qu'il était le meilleur joueur français de l'histoire, et qu'il serait un jour le premier Français à entrer au Hall Of Fame américain. Mais un jour, il faudra se poser la question de savoir s'il n'est pas tout simplement le meilleur joueur européen passé par la NBA. Et ni Dirk Nowitzki, Toni Kukoc ou Pau Gasol m'en voudront d'écrire ça.

Avec un 4e titre NBA en juin et un premier championnat d'Europe à l'automne, la question ne se posera même plus.

A propos de Fabrice Auclert

Journaliste et chef d’entreprise, Fabrice Auclert a grandi aux sons de la voix de George Eddy et des dribbles de Magic, Bird et Jordan. Depuis 1996, il est l’homme qui se cache derrière Basket USA. Sur Yahoo!, il nous fait vivre l’Extra Time, les prolongations en Français. Il vous livre ses impressions sur la saison de nos compatriotes tout en dénichant des infos croustillantes ou des vidéos insolites sur les stars de la NBA.