Coman, Benzema : deux poids, deux mesures ?

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Le tribunal de Meaux a condamnée Kingsley Coman à 5000 euros d’amende pour violences contre son ex-compagne. Dans l’indifférence générale ?

Il existe parfois quelque chose de mystérieux dans l’embrasement ou non d’un fait divers, qu’il devienne ou pas affaire d’état.

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Prenons l’exemple de Kingsley Coman. Voilà un footballeur de l’équipe de France qui ne jouit certes pas de la notoriété de Karim Benzema mais qui évolue au Bayern Munich, connait une ascension régulière, intègre la liste de Didier Deschamps à chaque rassemblement des Bleus. En juin dernier, Coman violente son ex-compagne, la mannequin Sephora Goignan, qu’il frappe et qu’il menace au point qu’elle porte plainte. Ce jeudi matin, il comparaissait en procédure de plaider coupable devant le tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne). Le jugement a condamné le footballeur à une amende de 5000 euros, j’allais écrire dans l’indifférence générale.

Pour être tout à fait honnête et comme beaucoup sans doute, cette histoire m’avait d’abord échappé. C’est en rentrant de vacances, avec la reprise des émissions sur CNews et RTL que quelques tweets m’ont interpellé sur le thème : Pourquoi ne dites-vous rien sur Coman ? Trouvez-vous normal qu’un footballeur frappe une femme et poursuive sa carrière en équipe de France ? Inévitablement, certains soulignaient la campagne de presse qu’ils avaient perçue comme un acharnement contre Benzema et le silence de cette même presse sur l’affaire Coman. Ne parlons même pas de la FFF, Noël Le Graët, Didier Deschamps qui sanctionnent l’avant-centre du Real Madrid quand ils absolvent Kingsley Coman ? Ah si c’était arrivé à Karim B. ! Combien de fois ai-je lu cette remarque sur les réseaux sociaux ! Y-aurait-il deux poids deux mesures ?

Je suis plutôt d’accord avec ça et cela renvoie au début de ces lignes. Pourquoi une affaire devient-elle un incendie et une autre un feu de paille ? Benzema mis en examen est plus infréquentable que Coman condamné. C’est un fait.

Sur le fond, Je refuse d’évoquer un dossier dont je ne connais pas tous les éléments. Je constate qu’Il a emmené Coman devant le tribunal de Meaux. J’observe que la peine est légère. Aucune peine de prison n’est prononcée. Les juges ne pratiquent pas la clémence sans raison. Ne faut-il pas faire confiance à la justice ?

Les institutions, la presse, l’opinion publique avait précédé le tribunal dans cette mansuétude. Est-ce juste ou injuste ? Chacun jugera.

Pascal

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