Deschamps : Payet, oui, Fékir, non !

p_praud
Yahoo Foot

Les Bleus ont rendez-vous avec leur destin les 7 et 10 octobre prochain à Sofia puis à Saint-Denis pour affronter la Bulgarie avant la Biélorussie. Deschamps a retenu Dimitri Payet et oublié Nabil Fekir. Au nom de la fidélité ?

Deschamps a la tête dure. C’est son charme. Il ne cède rien. Ni sur le terrain, ni au tarot, ni au tennis ballon. DD est comme ça : inflexible. Karim Benzema est dehors. Dimitri Payet est dedans. C’est ainsi. Il ne sert à rien de jouer de la mandoline sous les fenêtres du sélectionneur pour gagner ses faveurs. Le sélectionneur a ses chouchous comme il a ses répugnances. Un banni est un banni. Les lettres de cachet n’existent plus sans quoi Karim Benzema finirait ses jours à la Bastille. Le pouvoir d’un sélectionneur est une monarchie de droit divin. Le roi, c’est lui. DD choisit, décide, tranche, exécute, lève ou baisse le pouce. Ave César, ceux qui vont mourir te saluent !

Faire défiler pour accéder au contenu
Annonce

Je taquine Deschamps parce qu’entre un commandement de fer et un trône en papier, je préfère la force. Un vestiaire est une cage aux lions. Deschamps connait les hommes et les codes. Montrer une faiblesse est le commencement de la fin. DD est le chef. Il ne transige pas.

Et tant pis si Nabil Fékir a plus de talent dans les pieds que Dimitri Payet. Et tant pis si le Lyonnais brille avec l’OL tandis que le Marseillais n’en pique pas une avec son club. La fidélité a un prix : l’indulgence. Deschamps récompense Payet pour son Euro 2016. Au nom du passé, au nom des services rendus chez les Bleus, au nom du groupe, du collectif, au nom de tout ce que vous trouverez pour justifier sa présence la semaine prochaine à Clairefontaine (et notamment l’absence d’Ousmane Dembelé), Payet est convoqué pour affronter la Bulgarie d’abord, la Biélorussie ensuite. Sera-t-il titulaire ? A priori, Olivier Giroud, Antoine Griezmann, Thomas Lemar et Kylian Mbappé passent avant. Mais qui sait avec DD. Entre l’entêtement et l’aveuglement, la frontière est mince. A Deschamps de ne pas la franchir.   

Pascal

À lire aussi