Hatem, je t’aime

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Hatem Ben Arfa en réserve avec le PSG ! Quelle tristesse ! Et peut-être aussi quelle honte !

C’est l’histoire d’un gâchis. Un scénario perdant-perdant. Hatem Ben Arfa est puni, renvoyé au coin, là où on plaçait jadis les mauvais élèves avant que des psys décrètent l’inanité de la mesure. Ne traumatisons pas les élèves.

C’est une histoire d’amour sans amour, un mariage forcé entre un entraineur et un footballeur. Unaï Ermery a blacklisté Hatem Ben Arfa. Dehors ! Va voir là-bas si j’y suis ! Ben Arfa en réserve ? C’est Mozart qu’on assassine !

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C’est l’histoire du foot en 2017. Les joueurs sont des pions, les stars des marchandises. Des pions ou des stars qui valent des fortunes, qui roulent en voiture rouge, qui voyagent en jet privé. Mais des pions quand même. La CGT ou FO ne défileront pas devant le Camp des Loges. La moustache de Philippe Martinez peut dormir tranquille. Il existe en France des salariés autrement plus mal traités que Monsieur Ben Arfa, Hatem de son prénom. Et puis Doha n’est pas la porte à côté. Les camarades ne manifestent pas aussi loin.

C’est une histoire de mœurs et d’époque, chacun pour soi et Dieu pour tous. Le vestiaire est égoïste comme la vie est cruelle. Personne ne bouge. Ben Arfa quitte le groupe, court s’entrainer avec l’équipe réserve. A l’écart. Un peu comme les employés de Goldman Sachs ou de Microsoft qui font leur carton la nuit quand ils sont licenciés. The show must go on. Il est fini le temps des mousquetaires, des amitiés viriles et des gars qui se tiennent la main. Dis-moi combien tu pèses et je te dirais si je peux jouer avec toi. A quoi bon jouer les fortes têtes ? Suicide, mode d’emploi ? Non merci. J’ai ma rivière de diamants à payer. De toute façon, les footballeurs ne connaissent pas Alexandre Dumas.  

C’est une histoire triste comme un 0-0 un dimanche soir. Je ne verrai plus Hatem Ben Arfa au Parc des princes. Toutes les raisons qu’on me donnera, bonnes ou mauvaises, n’atténueront pas mon regret. Hatem, je t’aime. Petit lapin ne vient pas à Paris, les gens d’ici ne sont pas tous gentils…

C’est une histoire… je sais. C’’est too much… J’arrête. 


Pascal 

 

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