J’me lance : Allez Paris !

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Cette fois nous y sommes. Il ne s’agit plus de tourner autour du pot, de changer d’avis comme de chemise, de dire oui en pensant non, de faire le malin ou de pénétrer le cerveau de monsieur Emery pour savoir ce qui s’y passe quand le match atteint la soixante dixième minute de jeu.  

« C’est le moment, c’est l’instant », disait feu Thierry Roland qui s’y connaissait en pronos au point de braquer le bar PMU du coin tous les ans avec un quinté dans l’ordre ou un billet de la Française des Jeux sans fautes ni ratures. Une épée le Thierry. Le flair, le bon sens, un peu de cul aussi – il en faut pour rafler le magot de temps en temps.

Mon problème serait plutôt le contraire. Je vais dans le zig quand faudrait filer dans le zag. Si je vois Paris, c’est Madrid qui gagne. « C’est moche », dixit ma fille Faustine qui n’ose plus donner mes pronostics à l’école de peur qu’on la lynche les lendemains de matches.

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Prenez Bernabeu il y a quinze jours, j’étais certain que le PSG allait balader la meringue et dérouler son jeu made in Ligue 1 avec possession, occasions, et réalisations. Patatras ! Le Real a mis deux pions dans le dernier quart d’heure et je suis passé pour un zozo dans les couloirs de RTL où je prédisais la chute de l’empire romain à Madrid. De l’inconvénient de construire des châteaux en Espagne, dirait le gros Schopenhauer, libero de Prusse dans les temps anciens aussi pénible à lire qu’Emery à écouter.  

Ce dimanche, je me méfie. Je me dis que le Parc est imprenable, les Parisiens sont remontés à bloc, Di Maria est au top. Le père Emery va peut-être comprendre que moins il fait de changements, mieux c’est. Je me dis aussi que Thiago Silva ne pleure plus trop, Thiago Motta aiguise ses crampons, Verratti est le Verrati que j’aime : précis, rapide, véloce. Bref, ça va passer que je me dis.

Sauf…

Sauf que je me trompe une fois sur deux. Alors quoi ? Je me déballonne ? Je la joue « Tout est possible » et je rentre dans mon tonneau jusqu’à mardi 22h45, voire 23h30 ? Exactement ! Je ne me mouille pas. J’aimerais que le PSG passe, que la soirée soit folle, qu’on tremble, qu’on crie, qu’on chante. Un truc à la Kombouaré ou plus encore un renversement façon Saint-Etienne, version Split ou version Kiev. Vous vous souvenez ? Non ? Pas grave. Allez Paris !


Pascal 

 

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