Monaco humilie Paris

p_praud
Yahoo Foot

La vie est cruelle et la mémoire, un disque dur qui ne s’efface pas en huit jours. Je regardais ce mercredi l’AS Monaco et je pensais au Paris Saint-Germain la semaine passée. Je voyais la façon dont les joueurs abordaient la rencontre, l’intensité qu’ils mettaient dans le match, l’état d’esprit qu’ils manifestaient et je me souvenais comment le PSG avait gâché son avantage du match aller en faisant n’importe quoi au retour. Ou en ne faisant rien, ce qui est la même chose.  

Monaco a humilié Paris. Monaco a réussi en 2017 ce que Paris a raté en 2016 : éliminer Manchester City. Monaco a humilié Paris parce que l’équipe a compris que le match retour d’un huitième de finale de Ligue des champions compte davantage que le match aller. Monaco a humilié Paris parce que cette bande de jeunes joueurs (huit d’entre eux au coup d’envoi n’avaient pas dépassé 23 ans !) cette bande-là a prouvé que l’expérience est un peigne pour les chauves comme répète à l’envi mon ami Eugène Saccomano.

Monaco humilie le PSG chaque semaine quand il gouverne la Ligue 1, quand il marque plus de trois buts par match, quand il gagne contre le club de la Capitale au match aller et ne perd pas au retour. J’imagine l’émir à Doha, dévasté de chagrin dans son palais des milles et une nuits, qui apprend que Monaco passe le tour quand Paris reste à quai. « Qui est ce Jardim ? » pense-il peut-être. « Pourquoi n’ai-je pas Mbappé sur ma pelouse ? » Il faudrait expliquer à l’émir – mais le comprendrait-il ?- que le football est une affaire sérieuse, un métier exigeant qui réclame des professionnels à chaque poste. Carlo Ancelotti et Leonardo ont incarné cette expertise. Hélas, Doha n’a pas traité Ancelotti avec les égards dus à son rang. Et Leonardo s’est mis tout seul dans un mur qui a fracassé sa carrière de manager en même temps qu’il a handicapé le PSG. Le club ne s’est jamais remis de ce double départ.

La vie est cruelle. On parle de Monaco et on en revient à Paris. Les deux équipes ont rendez-vous le 1er avril au Parc OL. Elles ont commencé le sprint final pour décrocher le titre. Vous imaginez une victoire de l’ASM en Coupe de la Ligue et une première place en Ligue 1 ? Ce ne serait plus une humiliation mais un désastre, un tremblement de terre, un cataclysme. Le pire n’est jamais certain. 

Pascal 

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages