Steed Malbranque, les adieux à l'arène

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Steed Malbranque tire sa révérence après 239 matches sous le maillot de l'OL
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    Steed Malbranque
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L’histoire est belle. Steed Malbranque, c’est ce gamin de Tola Vologe qui a loupé la grande époque de l’Olympique Lyonnais, pour finalement y revenir pour rattraper le temps perdu pour ses dernières années de footballeur professionnel. Le numéro 17 de l’OL n’a jamais fait beaucoup de bruit, préférant le travail au silence, et c’est en toute discrétion qu’il a fait ses adieux à Lyon et au Parc OL ce soir, sans entrer en jeu ni même être dans le groupe. Un au revoir en petit comité, dans l’ombre, comme souvent.

Bien parti, mais au mauvais moment

Au milieu des Tolisso, des Ferri, des Lacazette et des Fékir, on oublie souvent que Steed Malbranque est lui aussi formé au club. Comme Frédéric Kanouté, Ludovic Giuly ou Joseph-Désiré Job, le natif de Mouscron fait partie de la génération des ancêtres de l’OL Academy moderne, bien avant que la formation devienne l’étendard du club rhodanien. Comme ces compères du centre, Steed Malbranque va voir ailleurs assez tôt, trop tôt même. En 2001, après avoir soulevé la Coupe de la Ligue sans jouer la finale, le Franco-Belge s’envole pour l’Angleterre et ne remportera donc aucun autre titre avec l’OL.

Ce départ précoce n’empêche pas Steed Malbranque de réaliser une carrière plus qu’honorable à Tottenham, Sunderland et Fulham, avec à la clé plus de 300 apparitions en Premier League et une League Cup avec Tottenham. Pendant ce temps, l’OL enchaîne 7 titres de champions de France, une coupe de France et enflamme régulièrement la Ligue des Champions. Steed, lui, regrette un peu, d’être parti trop tôt, de ne pas avoir su patienter pour voir l’OL grandir et le rattraper, mais se console avec une renommée plutôt correcte outre-Manche.

La dégringolade à Saint-Etienne, comme un symbole

A Sunderland, Steed vieillit. Ses qualités d’ailier ne sont plus ce qu’elles étaient, et le Lyonnais disparait petit à petit des plans des entraîneurs successifs. A l’été 2011, Malbranque s’engage avec l’ennemi juré, Saint-Etienne, pour un dernier challenge. L’expérience tourne court : à Saint-Etienne, Steed ne prend aucun plaisir, ne trouve pas sa place et finit par quitter le club un mois plus tard. S’en suit alors une traversée du désert d’un an sans club. A 31 ans, la carrière professionnelle de Steed Malbranque semble alors toucher à son terme.

 

2012-2013, la renaissance

Pendant son année sabbatique, Steed Malbranque s’entraîne à Caen, puis à Lyon à l’été. Toujours sans faire de bruit, l’ailier reconverti milieu de terrain signe avec l’OL, pour faire le nombre, sans que personne n’y croie vraiment. Finalement, c’est lui qui finira par prendre les rênes de cet Olympique Lyonnais moribond coincé entre la fin des grandes années et le début de l’ère OL Academy. Dès sa première apparition face à Valenciennes, tout Lyon sait que Steed n’est pas revenu pour couler des jours paisibles. Au milieu de terrain, celui qui porte le numéro 17 de Marc-Vivien Foé livre un récital pendant toute la première partie de saison et permet à l’OL d’être leader ex-aequo à la trève.

La saison suivante, il grave à jamais une image dans l’esprit des supporters lyonnais : celle d’un petit milieu d’1m68 plein de hargne, qui se permet pendant 90 minutes de manger tout cru le grand Andrea Pirlo en quarts de finale de l’Europa League.

Les années passent, les saisons s’enchaînent et le niveau de jeu de Steed Malbranque s’écroule graduellement. Titulaire à 4 reprises en première partie de saison, le vétéran lyonnais n’a eu droit qu’à 4 minutes de jeu depuis le début de l’année, et s’est petit à petit éloigné du groupe pro. Contre Monaco, blessé, il n’était même pas sur la feuille de match. A 36 ans, Steed Malbranque a eu droit à une sortie à l’image de sa carrière : calme, discrète, dans l’ombre. Il restera malgré ça dans la mémoire des supporters lyonnais comme celui qui est revenu de nulle part redresser son club de coeur lorsqu’il était au plus bas. A la 17e minute du match contre Monaco, le virage Nord a scandé son nom pendant une courte minute, puis une banderole lui rendant hommage est apparue brievement. Lyon n’oublie jamais ses héros. Merci Steed, tu vas nous manquer.

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