Fed Cup : Mauresmo et ses filles, un exemple à suivre...

Jeu Décisif

En miettes il y a quatre ans, l’équipe de France de Fed Cup a retrouvé son rang grâce au capitanat mené par l’ancienne numéro un mondiale et à des joueuses totalement investies. Au point de rêver du titre ce week-end à Strasbourg. Ces messieurs de la Coupe Davis devraient en prendre de la graine…

Si Amélie Mauresmo et ses joueuses brandissent la Fed Cup ce dimanche à Strasbourg, après avoir battu la redoutable République tchèque, tenante du titre et gagnante de l’épreuve quatre fois lors des cinq dernières années, ce sera une belle leçon donnée  au tennis… masculin français.

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Voilà près de huit ans qu’on attend la fameuse génération de nos vrais faux Mousquetaires au rendez-vous du Saladier d’Argent et c’est l’équipe de France féminine, tombée en dehors du Groupe Mondial il y a simplement quatre ans, sans même une joueuse classée dans le top 20 au sein de son effectif, qui pourrait soulever le trophée de cet équivalent féminin de la Coupe Davis. Le monde à l’envers ? De loin, sans doute un peu. A la loupe, pas tant que ça.

Prenons le cas des piliers de l’équipe : Caroline Garcia et Kristina Mladenovic. Voilà deux jeunes femmes qui ne se triturent pas les méninges pendant des semaines pour savoir si elles honoreront chacun des rendez-vous des Bleues. C’est une priorité. Et en composant désormais l’une des meilleures équipes de double du monde, elles rendent aussi, de fait, service à l’équipe de France. La Fed Cup, elle est dans un coin de leur tête même lorsqu’elles ferraillent sur le WTA Tour. Et quand Alizé Cornet a commencé a ressentir quelques états d’âme vis à vis de sa situation en bleu, la situation a été gérée calmement par l’intéressée et sa capitaine. Pas de non-dits. Pas de discussions par médias interposés. Pas de drames. Juste des attitudes d’adultes responsables. Allo, les gars ?

Le grand mérite de cette situation revient évidemment à Amélie Mauresmo. L’ex-gagnante de l’épreuve a accepté de prendre l’équipe alors qu’elle se trouvait scotchée dans le World Group 2, la deuxième division. Un choix courageux qui fut, a postériori, une chance : ainsi, Mauresmo s’est donné le temps de mettre en place sa vision des choses, son mode de fonctionnement, de travailler sur le long terme sans pression excessive. Et de guider, de couver même, la nouvelle génération représentée par Garcia et Mladenovic, les désormais fers de lance de cette formation.

En résumé, l’équipe de France, c’est donc une capitaine charismatique et compétente (Mauresmo), deux jeunes joueuses en devenir dévouées et volontaires (Mladenovic, Garcia), une troisième plus expérimentée et sans doute revancharde (Cornet) ainsi qu’une équipière modèle (Pauline Parmentier). Un groupe entouré par un staff soudé et qui l’est plus encore depuis le décès brutal cet été de l’un des leurs, le kiné Patrick Bordier, dont le souvenir sera dans toutes les têtes, ce week-end à Strasbourg.

Une défaite des Bleues ne remettrait pas en cause ce que Mauresmo et sa sympathique escouade ont déjà accompli : la constitution d’un groupe sain, soudé autour d’un même objectif, et qui parle d’une même voix, sans états d’âme à répétition. Tout ce que n’est pas -encore ?- l’équipe de France de Coupe Davis…

Photo - AFP

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