JEU DECISIF - US Open - L’occas' en or de Nadal

L’Espagnol, qui a remporté ce mardi son premier tour, se voit offrir une opportunité formidable de remporter, quatre ans après, un autre titre du Grand Chelem que ceux glanés à Roland-Garros.

Lundi dans L’Equipe, Mats Wilander a donné le nom de son favori pour cet US Open : Rafael Nadal. « Pourquoi pas ? » me direz-vous tant ce dernier tournoi du Grand Chelem est ouvert en raison de l’absence, entre autres, d’Andy Murray ou Novak Djokovic. Malheureusement pour lui, l’Espagnol ne s’est pas retrouvé dans la partie basse du tableau, où ils sont un paquet à pouvoir rêver d’une place en demi-finales.

Faire défiler pour accéder au contenu
Annonce

Mais objectivement, ce tournoi constitue une chance formidable pour Nadal d’aller cueillir un seizième titre majeur. En raison des défections déjà évoquées, mais aussi de l’inconnu qui plane sur le dos de Roger Federer, son adversaire potentiel en demi-finales. Il y a clairement une porte qui s’entrebâille pour le numéro un mondial. Reste à savoir s’il trouvera le moyen de passer le pied dedans et de l’ouvrir en grand. Car passé le mois de juillet de chaque saison, Rafa a toujours eu du mal. Comme s’il avait consommé tout son carburant lors des sept ou huit premiers mois de l’année. Ses deux victoires à l’US Open en 2013 et 2010 sont arrivées lors de ses deux plus folles saisons, où il s’était alors mué en ogre du circuit, fort d’une confiance incroyable. Mais sinon, le plus souvent, le Nadal post-juillet, n’avait rien à voir avec le champion pétaradant du printemps.

Cette année, parce qu’il a retrouvé ces derniers mois le niveau après lequel il courrait depuis près de trois saisons, et en regard des circonstances favorables, l’Espagnol se voit offrir une opportunité de briller un peu plus longtemps que d’habitude. C’est peut-être pour cette raison, entre autres, que Wilander croit en ses chances, car personne mieux que Nadal ne sait sentir et saisir les occasions qui se présentent à lui. Et puis évidemment, il y a le tennis pratiqué par le Majorquin cette année : que ce soit à l’Open d’Australie, sur dur donc, où il ne fut pas loin de l’emporter (3-1 au cinquième set contre Federer, remember ?) et évidemment sur terre battue avec ce dixième titre à Roland-Garros. Alors bien sûr, ça n’a pas fonctionné à Wimbledon ni lors de l’été américain, mais je crois que ce sont des accrocs sans conséquence.

Comme Federer, Nadal est insatiable et sa défaite en finale à Melbourne en janvier dernier, même si elle a été atténuée par son nouveau triomphe à Paris, lui reste en travers de la gorge. Car il le sait, les occasions pour lui de décrocher des titres majeurs en dehors de Roland-Garros sont de plus en plus rares. En Australie, il en a laissé passer une d’un rien. En voici donc une nouvelle, à l’heure où Rafa brûle aussi d’assoir plus solidement sa place retrouvée de numéro un…

Photo - AFP

À lire aussi