Pierrot le foot

L’OM ne lâche rien

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Avec les frères Ayew, Diawara et Kaboré partis à la CAN plus un calendrier compliqué - Lille, Rennes et Lyon à la suite - les Marseillais savaient que la reprise serait décisive pour leurs ambitions. Eh bien dans cette série à haut risque, l'OM a déjà pris 6 points. Après avoir battu Lille il y a quinze jours, les Olympiens l'ont en effet emporté à Rennes hier soir. Une victoire heureuse mais qui démontre combien cette équipe a retrouvé à la fois réussite et rejet de la défaite.

Le mental, c'est ce qui fait toute la différence entre une équipe comme l'OM qui joue le podium tous les ans et une équipe comme Rennes qui rate à chaque fois les matchs qui pourraient lui permettre de franchir un cap. A la décharge des Bretons, se retrouver à 1-1 à la mi-temps, c'était dur à encaisser. Car lors de ce premier acte, les hommes d'Antonetti ont assez largement dominé leurs adversaires, notamment sur le plan physique.

Il y a eu le but de Doumbia consécutif à une perte de balle de Lucho plein axe, mais aussi la reprise de Kembo détournée par Mandanda ou encore la frappe de Brahimi à quelques centimètres du poteau. Et alors qu'ils avaient été assez transparents jusqu'ici, les Marseillais ont trouvé le moyen d'égaliser juste avant la pause sur ce centre de Rémy dévié par Apam dans son propre but, avec l'aide du poteau.

Et c'est là où Rennes n'arrive pas - et n'arrivera peut-être jamais - à passer ce fameux cap qui lui évitera de finir 6e tous les ans. Parce qu'à la reprise, c'est l'OM qui a pris les choses en main. Excepté le tir de Kembo détournée par l'exceptionnel N'Koulou sur le centre en retrait de Féret, Rennes n'a rien montré après le repos. Une fois dans les 30 mètres adverses, cette équipe utilise très mal ses ballons et semble ne plus avoir aucun projet de jeu.

ETG-Bordeaux : logique et sinistre

Et puis, l'absence de Costil a pesé lourd dans ce match. Car la frappe de Cheyrou est assez puissante, mais Diallo se rate totalement sur son intervention. Et voilà comment l'OM se retrouve à deux points de la troisième place et à un seul de Lyon avant "l'Olimpico" de dimanche prochain. Pour le titre, ça va être un peu juste, mais pour la Ligue des Champions, aucun doute : l'OM est plus que jamais dans la course.

A 17h, on a aussi eu droit à un Evian-Thonon-Gaillard-Bordeaux des plus… comment dire… des plus sinistres. Voilà, c'est le mot : sinistre. Les Hauts-Savoyards ont pris un risque minimal et vu leur pénalty arrêté par Carrasso. Et comme les Girondins n'ont aucun argument offensif et n'ont pris aucun risque, on a eu droit à un 0-0 aussi logique que… sinistre.

Valenciennes-Ajaccio était nettement plus gai. Bon c'est vrai, quand il y a deux mauvais gardiens sur le terrain, ça aide aussi pour voir des buts dans un match. Trois exactement, et quatre montants touchés en tout, dont certains ont permis de constater que la détente verticale n'est le point fort ni d'Ochoa ni de Penneteau. Avec au final, la quatrième victoire consécutive d'Ajaccio, dont le come-back insensé est rendu sympathique par le fait que cette équipe essaie de jouer au foot.

Et puis, j'aime bien l'attitude posée de Pantaloni. Même quand ça n'allait pas du tout, l'entraîneur corse n'a jamais haussé le ton, tordant joliment le cou aux clichés véhiculés sur le football insulaire. Tout le contraire d'un Bourgoin à Auxerre, qui a jeté ses joueurs en pâture aux supporters et fait mine de s'en étonner après. Ajaccio s'en sort par le jeu et c'est très bien comme ça. Quant aux Valenciennois, qui proposent eux aussi un football pas désagréable à regarder, il va falloir qu'ils resserrent sérieusement les boulons derrière s'ils veulent éviter la relégation.

Car cette année encore, la lutte pour le maintien sera sûrement passionnante et indécise jusqu'au bout.

Pierrot

A propos de Pierrot le foot

"Pierrot le Foot", alias Pierre Ménès fait désormais partie de l'équipe du Canal Football Club sur Canal+.
Depuis la Coupe du Monde 2006 il suit toute l'actualité du foot sur son blog. Ligue 1, Equipe de France, Ligue des Champions, championnats européens, il distille chaque semaine ses commentaires et impressions en utilisant son légendaire ton décalé et corrosif.

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