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Top 10 des plus grands renards des surfaces

pippo

Le renard des surfaces, c'est cet animal à sang froid qui fait dire à tout fan de foot : "Ouais bah super, moi aussi j'aurais pu le mettre celui-là, pousser le ballon dans une cage vide, ça vaut quand même pas un salaire mensuel à 6 chiffres !". Sauf que quand on en vient à chatouiller, voire dépasser la barre des 300 buts en carrière, l'argument ne tient plus : ce type sans qualités physiques apparentes, sans frappe, sans technique de virtuose, bref sans génie, pourquoi continue-t-il à planter pion sur pion, et ce jusqu'à un âge avancé ? C'est finalement ça, le génie du buteur : être au bon endroit au bon moment. Retour sur les grands noms de la roublardise footballistique qui, malgré tout ce que leurs détracteurs pourront en dire, affolent les compteurs.

1. Pippo Inzaghi
S'il ne devait en rester qu'un... LA référence en terme de ruse et d'efficacité. Pippo n'est pas grand. Pippo n'est pas costaud. Pippo ne court pas spécialement vite, n'a ni pied droit, ni pied gauche, n'est pas bon de la tête et ne sait pas faire un dribble. Et pourtant, Pippo plante, et plante même beaucoup. Et, comme un pied de nez à ses adversaires exaspérés ainsi qu'à tous les amoureux du football, Pippo célèbre chacun de ses buts comme s'il venait de dribbler toute l'équipe adverse pour finir par un sombrero sur le gardien. Alors qu'en vrai, il vient juste de pousser du genou un ballon maladroitement relâché par le goal adverse. Résultat : tout au long de sa carrière, Pippo aura été l'un des footballeurs le plus détesté du Monde. Mais qui pourrait affirmer que, s'il rentrait à la 85ème en finale de la Ligue des Champions 2030, à l'âge canonique de 57 ans, Pippo ne marquerait pas son but de raccroc ?

2. Rudi Völler
Tellement malin et efficace que le surnom de "renard des surfaces" lui a été définitivement concédé. Rudi, c'est un mec au physique plus proche de celui d'un anonyme assistant de l'Inspecteur Derrick que d'un serial buteur. Est-ce la raison de ses innombrables réalisations pleines d'opportunisme ? Les défenses adverses se laissaient-elles endormir par sa fausse bonhomie véhiculée par une nuque couverte de magnifiques bouclettes blondes ? Toujours est-il que l'ami Rudi marquera près d'un but tous les deux matches au fil d'une carrière couronnée par une Coupe du Monde et une Ligue des Champions. En foot, il n'y a pas de hasard.

3. David Trezeguet
Trezegol, le Roi David : l'archétype du buteur que toute formation rêve de compter un jour dans ses rangs. Ses détracteurs diront que Trezeguet se désintéresse totalement des tâches défensives et se contente de camper devant le but, ses admirateurs rétorqueront qu'il possède une science du placement dont peu d'attaquants peuvent se targuer, lui permettant d'être systématiquement à la retombée du ballon. Rajoutez à ça une capacité à cadrer quasiment toutes ses frappes et vous comprendrez pourquoi David, c'est minimum 10 buts par saison tous les ans depuis ses débuts à l'AS Monaco (sauf saison pourrie par les blessures).

4. Ruud Van Nistelrooy
Le cauchemar des défenses, le genre d'attaquant sur lequel vous pouvez mettre 10 défenseurs sans parvenir à l'empêcher de marquer. Dans les surfaces aussi encombrées que l'A6 un week-end du 15 Août, il n'y a pas meilleur que Ruud pour glisser un bout de crampon décisif. Idéal en fin de match quand les attaques posées laissent place à de longs ballons envoyés devant le but dans l'espoir d'y trouver une tête (ou toute autre partie du corps) bien inspirée. Un sniper qui terminera meilleur buteur des championnats des Pays-Bas, d'Angleterre et d'Espagne, ainsi que de la Ligue des Champions (3 fois). Solide.

5. Gerd Müller
Un monument, l'un des plus grands buteurs de tous les temps, avec 733 réalisations en 790 matches. Gerd Müller, c'est l'histoire d'un type que rien ne prédestinait à devenir une légende. Petit, trapu (pour ne pas dire légèrement grassouillet) et pas spécialement rapide, bien que doté d'une capacité d'accélération surprenante, Müller bâtit sa légende en enquillant les buts sur tous les terrains, face à toutes les équipes et surtout, dans toutes les positions. Pas toujours beau, certes, mais toujours au fond. Détenteur du record de buts sur une année civile (85 réalisations en 1972) pour encore quelques semaines, en attendant l'inexorable main-basse de Lionel Messi, il reste, à l'heure actuelle, la parfaite allégorie du réalisme devant les cages.

6. Ole Gunnar Solskjaer
Eric Cantona, Andy Cole, Dwight Yorke, Ruud Van Nistelrooy, Diego Forlan, Wayne Rooney : la liste (non exhaustive) des attaquants mancuniens que côtoya le buteur norvégien est impressionnante et aurait eu raison de la persévérance de beaucoup de joueurs à la recherche d'une place de titulaire. Mais sous ses faux airs de Laurent Broomhead, Ole Gunnar cachait un mental en acier trempé qui lui permit de rester, saison après saison, LE meilleur 12ème homme du football mondial. Surnommé "SuperSub" pour ses rentrées décisives, Solskjaer profitait de son temps sur le banc pour observer attentivement les défenses adverses et y détecter les points faibles qui lui permettraient, la 75ème minute venue, de trouver la faille du bout du pied. Son but en finale de la Ligue des Champions 1999, qui conclut l'incroyable remontée de United, en restera la plus belle démonstration.

7. Delio Onnis
Le meilleur buteur de l'histoire du Championnat de France (299 pions, tout de même), cumulant 5 saisons en tête du classement des meilleurs réalisateurs, dont la dernière à l'âge de 36 ans : pas besoin d'en dire plus pour comprendre que Delio Onnis reste à ce jour ce qui s'est fait de mieux en terme d'efficacité sur les terrains français. Opportuniste, capable de transformer une balle anodine en un petit bâton de plus au tableau d'affichage, Onnis développa dans chacun des clubs qu'il visita une complicité létale avec son partenaire d'attaque. Sa science du placement et son jeu à l'économie, quasiment uniquement dans la surface, lui conférèrent une longévité exceptionnelle : sans une vilaine blessure lors de la saison 1985-86 qui l'obligea à mettre un terme à sa carrière, peut-être marquerait-il encore...

8. Miroslav Klose
Comment expliquer la réussite démentielle de cet attaquant qui n'était pourtant pas prédestiné à une telle carrière ? A 34 ans, il n'est plus qu'à un but du record en sélection de Gerd Müller mais également de celui de Ronaldo en Coupe du Monde : lentement mais sûrement, Miroslav Klose se dirige vers un inévitable accès à la postérité. Mais qu'a-t-il donc de si spécial ? Un jeu de tête bien supérieur à la moyenne (7 de ses 14 buts en Coupe du Monde en témoignent) et une capacité à offrir des solutions à ses partenaires en se démarquant de son défenseur sans que celui-ci ne s'en rende compte. Pour les frappes de loin, les bicyclettes et les slaloms dans la défense, il faudra repasser. Mais pour ce qui est des stats, le cador, c'est Miro.

9. Mario Gomez
Le coupeur de trajectoire par excellence, surgissant au premier poteau pour envoyer un centre apparemment anodin au fond des filets. Toujours bien placé, il est l'archétype du finisseur, le complément idéal d'ailiers techniques comme Ribéry ou Robben, à qui il concède volontiers le travail de perforation des défenses pour se concentrer sur le dernier geste, souvent avec succès. Ajoutez à ça un jeu de tête chirurgical et une capacité à marquer des deux pieds, et vous obtenez le cauchemar en chef de tout défenseur central. Parce que passer 90 minutes à surveiller un type d'1m89, à la longue, ça fatigue...

10. Raúl
Difficile de faire rentrer cette légende du foot espagnol dans une case tant son profil est plus complet qu'une galette oeuf/jambon/fromage. Pas un "vrai" renard des surfaces, mais l'innombrable nombre de centres à la réception desquels il se trouva en fait un incontournable de ce classement. Doté d'une vision du jeu d'aigle, il a fait du surgissement dans le dos des défenses une marque de fabrique. Et forcément, à l'arrivée, ça paye : 368 buts en carrière dont 71 en Ligue des Champions (record à battre), des titres à la pelle avec le Real et une longévité à toute épreuve (18 années de foot professionnel). Seule ombre au tableau : il quitte la sélection en 2006, juste avant l'avènement de la génération dorée du football ibérique, et ne gagnera donc jamais aucun titre avec la Roja.

Crédits photo : Remuz78

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