10 bonnes raisons de ne pas vendre Javier Pastore cet hiver

Topito Sport

Il suffit d’un match réussi de l’Argentin pour que le Pastorisme renaisse de ses cendres. A tel point, qu'à force de crier au génie, certains clubs européens commencent à tendre l’oreille et à se montrer intéressés. Et si le PSG devait tout faire pour conserver Javier Pastore… au moins pour l’aider à passer l’hiver?


1- Le dernier vrai joueur historique du club
Arrivé en 2011 de Palerme, Javier Pastore est à ce jour, le plus ancien joueur du PSG. Un historique qui a tout connu, les débordements de Siaka Tiéné, le tracteur de Diego Lugano, l’explosivité de Clément Chantome, sans parler du sens du but de Mevlut Erding. Et après, on s’interroge sur les pépins physiques du bonhomme, alors que mentalement, jouer avec de tels joueurs, laisse forcément quelques cicatrices.


2- Un joueur de seulement 28 ans
Javier Pastore a peut être le corps d’un footballeur en fin de carrière, mais à 28 ans, l’espoir de le voir enfin briller ailleurs qu’à l’IRM de l’infirmerie, reste intact. Surtout après avoir patienté 6 saisons que le joueur ait enfin réglé ses pépins physiques, impossible pour les dirigeants parisiens de prendre le risque de le voir gambader comme un gamin dans un autre club. Ce serait comme quitter sa copine frigide, pour la voir ensuite collectionner les conquêtes sur Tinder : un sale coup au moral.


3- Une mauvaise opération sur le plan comptable
Même si le PSG a besoin de faire rentrer quelques millions d’ici juin prochain, le club aura bien du mal à retomber sur ses pieds financièrement en cas de vente de son numéro 27 et ancien numéro 10. Acheté 42 millions d’euros en 2011, la cote argus d’El Flaco a chuté depuis et ne devrait pas dépasser les 20 millions. Et encore, c’est cher payé pour des pièces détachées.


4- Un joueur qui a fait l’amour au Barca de Messi, Iniesta et Neymar
Les supporters parisiens se souviennent forcément de son but inscrit en contre-attaque en 2013, sur un une deux avec Zlatan. Une performance qu’il va réitérer la saison suivante toujours en Ligue de Champion, avec un récital délivré au Parc des Princes face à Messi et consort. Résultat : victoire 3-2 avec une performance XXL de Pastore, qui ira jusqu’à raviver la flamme de son ancien entraîneur Carlo Ancelotti, désireux de le recruter au Real Madrid.


5- Un joueur élégant à mettre dans un musée
Pastore est une Joconde, une œuvre d’art qu’on ne sort que de temps à autre pour s’enivrer de sa magie. Et tant pis, si le public aimerait le voir plus souvent, ce n’est pas de sa faute, si le joueur s’abîme vite au contact du monde et doit régulièrement faire l’objet de quelques retouches. Paris est la capitale des Arts et à se titre, ne peut logiquement se séparer de son chef d’œuvre. De la même façon que le club a conservé (presque) jusqu'au bout un certain Safet Susic.


6- Une flopée de départs cet hiver au PSG et autant de chances de grappiller du temps de jeu
Si le PSG veut dégraisser, logiquement ce n’est pas avec El Flaco (le maigre) qu’il doit le faire. Surtout que les candidats au départ ne manquent pas. Lucas, Di Maria, Ben Arfa et éventuellement un prêt de Lo Celso pourraient quitter le navire, soit autant d’opportunités pour Pastore de gagner du temps de jeu au PSG, compte tenu des nombreuses échéances sportives à venir notamment au printemps.


7- L’Inter Milan, un club avec des moyens limités
Le directeur sportif de l'Inter Milan, Piero Ausilio a beau faire les yeux doux à Javier Pastore, il admet lui-même ne pas disposer d’un budget pour faire des folies au prochain mercato hivernal. Privés de Coupe d’Europe, les Nerazzurri battent certes sous pavillon chinois depuis 2016, mais leurs moyens financiers restent limités. Et à moins d’un échange avec un joueur de leur effectif (on parle notamment de Joao Mario, lui aussi milieu offensif), on voit mal l’Inter Milan casser sa tirelire cet hiver.


8- Pastore ou l’incarnation d’un football romantique
Avec l’arrivée des Neymar, Mbappé et Dani Alvès, le PSG s’inscrit non seulement dans une quête de compétitivité, mais aussi dans celle du beau jeu à tout prix, c’est-à-dire cher. Une philosophie à laquelle Javier Pastore ne peut qu’adhérer, lui l’incarnation d’un football où l’improvisation et le plaisir du beau geste priment sur les schémas tactiques. Laisser l’Argentin quitter le club cet hiver, serait renier une partie de ce qui fait la magie parisienne. Un drame, lorsqu’on sait qu’aujourd’hui plus encore qu’hier, Paris se doit d’être magique.


9- Pour le challenge sportif et l’idée de ne pas partir sur un échec
Quitter le PSG pour signer dans un club sportivement moins prestigieux, a t-il réellement du sens pour Javier Pastore ? La quête d’un temps de jeu conséquent en vue de la prochaine Coupe du Monde peut éventuellement nuancer cette perspective, mais elle ne peut complètement écarter l’ambition du joueur de prouver, en restant au club, qu’il peut être autre chose qu'un vulgaire Abou Diaby parisien. Il suffirait pour cela d’une deuxième partie de saison réussie pour qu’El Flaco poursuive sa carrière, à Paris ou ailleurs, avec de nouvelles ambitions et la fierté du devoir accompli.


10- Pour l’amour inconditionnel des supporters et de Nasser Al-Khelaïfi
Peu importe le Flaco, du moment que les supporters aient l’ivresse. 7 saisons au PSG et une flopée de blessures à répétition n’ont pas érodé l’amour des supporters parisiens pour leur ancien numéro 10 (il a filé son numéro à Neymar depuis). Une passion platonique certes mais qui perdure malgré les tentations soulevées par les nouvelles danseuses parisiennes. Pas sûr que Javier Pastore retrouve la même fidélité du côté des supporters italiens, plus habitués à baisser le pouce pour condamner les vaincus, qu’à les soutenir de leur compassion.

Vous aussi, vous pensez que le PSG doit donner une dernière chance à Javier Pastore ?

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