10 méthodes de dopage à l'ancienne, la triche d'autrefois

Topito Sport

Les athlètes russes et kényans n'ont pas inventé le dopage, ils ne font que perpétuer une tradition séculaire qui a pour devise “qu'importe le flacon du moment qu'il y ait l'ivresse de la victoire.” Top 10 des potions magiques de nos ancêtres dopés :


1. De la barbaque pour s'approprier les qualités de l'animal
Dans l'Antiquité, on parle du VIè siècle avant le Rejeton, les athlètes grecs pensaient qu'en consommant tel ou tel animal, ils s'appropriaient ses qualités physiques. Par exemple, les sauteurs en hauteur mangeaient de la viande de chèvre, pendant que les lutteurs préféraient celle de taureau. Les ancêtres de Manimal en somme !
2. Des décoctions de plante pour bien se contracter la rate
Ah la médecine par les plantes ! Les Grecs encore eux, avaient déjà imaginé booster leurs performances grâce à quelques herbes bien choisies. Normal, ils n'avaient pas encore inventé les seringues tellement plus pratiques. Bref, au Ier siècle avant JC, les coureurs de fond utilisaient des décoctions de prêle censées contracter la rate et prévenir les abandons. A l'époque, on pensait que la rate était le siège de nos humeurs. Ça peut paraître débile vu d'ici, mais pour relativiser sachez qu'en 1936, les athlètes allemands se la faisaient enlever pour éviter les points de côté. Un peu couillon les Allemands en 36 non ?
3. Du lait maternel parce que les produits laitiers sont nos amis pour la vie
Lors des premiers JO antiques, les Grecs ne se séparaient jamais de jeunes mères dont ils consommaient le lait maternel avant chaque épreuve. Pas con, on sait aujourd'hui que ce dernier possède plein de substances anabolisantes. Ce qui ne répond malheureusement pas à cette épineuse question : “Papa, c'est quoi cette bouteille de lait ?”
4. Une petite dose d'arsenic ?
On parle bien ici du célèbre poison également nommée “poudre de succession” sous Louis XIV. Pourtant, à faible dose et en commençant jeune (attention, ceci n'est pas une prescription médicale), il était possible de développer une résistance au poison et profiter des effets positifs de l'arsenic sur les capacités respiratoires. Les athlètes à la recherche d'un second souffle n'ont évidemment pas laissé passer l'aubaine.
5. Manger des testicules, c'est bon pour le corps
Des testicules au taux de testostérone, certains athlètes n'ont pas hésité longtemps avant de faire le rapprochement. Evidemment, dès l'Antiquité, on avait pigé qu'il valait mieux avaler des testicules de taureaux que de furet ou de chaton, le dopage, c'est sérieux.
6. Vous reprendrez bien un peu d'Hydromel ?
L’hydromel fut l'un des premiers alcool créé par l'homme. Boisson à base d’eau et de miel fermenté grâce à des levures, l'hydromel a longtemps eu les faveurs des athlètes grecs dans l'Antiquité, notamment pour se motiver et oublier qu'ils en avaient plein les bottes sandales.
7. Cannabis pour la zenitude
Diminution du stress, sensation d'euphorie, oubli de la fatigue et des douleurs musculaires, le cannabis n'a pas attendu les révélations d'Amaury Leveaux pour rouler pour les sportifs. On sait par exemple que dès le Ier siècle avant notre ère, un certain Pline l'Ancien, qui n'hésitait pas à partager ses trouvailles avec les athlètes de l'époque, expliquait où, quand et comment planter ses graines de cannabis. Depuis, le Docteur Fuentes et consort ont largement fait évoluer la pratique.
8. Le vin Mariani
Le vin Mariani est considéré comme le premier dopant non-naturel de l'histoire. Composé de vin de Bordeaux et de d’extraits de feuilles de coca du Pérou, le « vin des athlètes » contenait également de la cocaïne. Le premier cas de dopage au vin Mariani date de 1865, avec l'affaire des nageurs néerlandais aperçus en train de taquiner le goulot.
9. La cocaïne pour les yeux
Plus proche de nous, sur le Tour de France 1924, Albert Londres envoyé spécial pour Le Petit Parisien, obtient les révélations du vainqueur de l'édition précédente, sur les pratiques dopantes sur le Tour. Extraits : “Voulez-vous voir comment nous marchons ? Tenez… (De son sac, Henri Pélissier sort une fiole). Ça, c'est de la cocaïne pour les yeux et du chloroforme pour nos gencives… Bref ! Nous marchons à la dynamite !” On a connu depuis des cyclistes moins honnêtes.
10. Un peu de nitroglycérine et ça repart
Vous pensiez que la nitro était une substance explosive? Ces soigneurs des premiers Tour de France aussi, et ils l'ont donc utilisé pour donner un petit coup de sang à leurs coureurs, sachant que ce produit était déjà médicalement utilisé pour relancer le cœur après une attaque cardiaque. Bon, les usagers avait tendance à avoir des hallucinations, mais bon, une victoire d'étape, ça se mérite.
(bonus) L'amour du drapeau
La fierté nationale, l'amour du maillot, la reconnaissance de la cité, appelons-ça comme on veut, mais cela fut et restera un des principaux dopants dans la quête de performance… juste derrière la reconnaissance de son banquier évidemment.
Et vous c'est quoi votre tasse de thé ?

Source : Figaro - Choletvelosport - Metronews

Crédit photo : Wladislaw

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