10 raisons de penser que le LOSC file tout droit en Ligue 2

Topito Sport

L’aventure lilloise est en train de virer au fiasco. Après les déboires sportifs et économiques, ce sont les supporters qui ont décidé le week-end dernier de venir ajouter leur grain de sable dans la mécanique déjà grippée du club. Autant de bonnes raisons de penser que le LOSC file tout droit en Ligue 2.


1- Une dynamique de résultats en berne
Si l’on a pensé un moment que Christophe Galtier pourrait remettre le navire nordiste à flot, l’illusion a depuis laissé la place à un constat sans appel : en termes de résultats, le nouvel entraîneur des Dogues ne fait pas mieux que son prédécesseur Marcelo Bielsa, avec 9 points pris lors des 11 rencontres qu’il a dirigées. Une moyenne de 0,8 point par match inférieure même à celle du coach argentin (0,9). Pire encore, le LOSC vient d’enchaîner son 6ème match sans aucune victoire. La dernière remontant au 28 janvier dernier face à Strasbourg, qui fut précédée par 3 défaites consécutives.


2- Une équipe tout sauf concernée
La frontière entre le génie et la folie est parfois difficile à cerner. Surtout depuis qu’El Loco a semé ses idées révolutionnaires en Ligue 1. En débarquant au LOSC cet été, Bielsa a reformaté l’effectif lillois en profondeur, afin d’écrire sa partition sur une copie blanche. Un pari qui, on le sait aujourd’hui, s’est transformé en cacophonie alors que le chef d’orchestre, tout en improvisations, a été renvoyé à ses gammes, laissant ses joueurs tenter de rattraper le rythme métronomique imposé par la Ligue 1. Problème, en l’absence de cadres sur le terrain, ces solistes peinent à se sentir concernés par le chaos ambiant… Et le public de commencer à pogoter dans les travées.


3- Des matches à huis clos jusqu’à la fin de la saison ?
Pour des débordements de leurs supporters, Bastia, Saint Etienne et Nice ont connu le délicat exercice du match à huis clos. Une sanction à laquelle ne devrait pas échapper le LOSC après les échauffourées face à Montpellier. En théorie, une décision qui ne devrait pas faciliter la tâche de l’équipe dans sa quête de maintien, même si compte tenu des tensions actuelles avec une frange des supporters, l’absence de ces derniers n’est peut être pas une si mauvaise chose. Pour info, il reste aux Lillois seulement 4 rencontres à disputer à domicile.


4- Un retrait de points en vue en Championnat
Les débordements survenus à la fin de la rencontre face à Montpellier n’ont pas d’équivalent dans l’histoire de la Ligue 1, aucun joueur n’ayant jamais été frappé par des supporters venus en découdre sur le terrain. Pour rappel, le FC Metz avait écopé en décembre 2016 de 3 points de retrait dont 1 avec sursis, après les jets de pétards sur le gardien de l’OL. Sanction qui avait été ramenée en appel à un sursis total de 3 points. Pas sûr que le LOSC bénéficie de la même clémence de la part de la Commission de discipline de la LFP. Décision attendue dans 3 semaines environ.


5- Une rétrogradation administrative en L2 en suspend
Hormis le chaos sportif, sur et en dehors du terrain, que traverse actuellement le LOSC, une autre épée de Damoclès, économique celle-ci, menace l’avenir du club. Déjà recadrés par la DNCG en juin 2017 lors de la présentation de leur premier budget, les dirigeants du LOSC n’ont toujours pas présenté les garanties financières suffisantes pour convaincre la direction comptable de la Ligue, de la stabilité économique du club. Résultat : la DNCG a prononcé le 3 février dernier la rétrogradation de Lille en L2 à titre conservatoire. Lille a donc jusqu’au mois de juin pour redresser la barre sur le plan comptable et sportif. Tout sauf une partie de plaisir.


6- Une procédure aux prud’hommes qui pourraient coûter cher
Licencié le 22 novembre dernier, Marcelo Bielsa n’entend pas quitté le club sans lui faire payer cher la rupture prématurée de son contrat. Le coach argentin réclame près de 13 millions d’euros en guise de salaires dus et environ 5 millions d’euros au titre de préjudice subi. 18 millions d’euros qui pourraient peser lourd dans la balance au moment de faire les comptes devant la DNCG en fin de saison.


7- Un fossé infranchissable entre les joueurs et les supporters
Absence d’entraînements ouverts au public, communication défaillante, manque de niaque sur le terrain et rumeurs de doigts d’honneur des joueurs depuis le bus de l’équipe à l’égard de certains supporters, les tensions n’ont pas débuté face à Montpellier le week-end dernier. Ces débordements sont au contraire, la conséquence d’une situation qui n’a cessé de se détériorer au fil des mois et des déconvenues, tant humaines que sportives. Difficile d'imaginer que les deux camps se rabibochent d'ici la fin de la saison. Sauf si le LOSC se décide à jouer au football.


8- Un calendrier à venir difficile
Sur les 9 rencontres qui restent à disputer en championnat, le LOSC va devoir affronter l’AS Monaco, l’OM et les Girondins de Bordeaux, qui plus est à l’extérieur. L’équipe se déplacera également à Toulouse et dans le chaudron stéphanois lors de la 38ème et dernière journée de Ligue 1. Pas simple.


9- Un goal average défavorable
Avec un goal-average de -18, seuls Strasbourg (-19) et surtout le FC Metz (-29) font pire que les nordistes. Un handicap qui pourrait coûter cher dans la course au maintien, alors qu’Amiens est à -9, Troyes à -15, Angers à -8, et Toulouse à -12.


10- Un système de barrages plus sélectif
Cette année, seuls les deux premiers de Ligue 2 monteront automatiquement en Ligue 1 Conforama. Les suivants, du 3ème au 5 devront s’affronter lors de Playoffs qui verront le 5ème se rendre chez le 4è. Le vainqueur jouera ensuite sa montée sur le terrain du 3ème de Ligue 2. Un parcours du combattant sélectif avec une belle carotte au bout que pourrait vouloir croquer des équipes comme Nîmes, l’AC Ajaccio, le FC Lorient et autres prétendants aux dents longues. Pas sûr que les joueurs actuels de l’effectif lillois soient armés pour ce genre d’événement, surtout compte tenu de leur manque d’attachement au club, et leurs envies d’ailleurs en cas de descente en Ligue 2.

Vous aussi vous pensez que les Lillois risquent de descendre jouer aux Domino en L2 la saison prochaine ?

Source : ladepeche.fr

Crédit photo: Pere Igor

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