À 79 ans, il va faire son 50e GP de Nouvelle-Zélande

Benjamin Vinel
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Ken Smith est un pilote emblématique du Grand Prix de Nouvelle-Zélande. Le Kiwi a participé à 49 des 64 éditions de l'épreuve, affrontant des pilotes tels que . Il s'est même imposé à trois reprises : en 1976 (en Formule 5000), 1990 (en Formule Pacific) et 2004 (en Formule Ford).

Depuis 2006, le Grand Prix de Nouvelle-Zélande est une manche du Toyota Racing Series, championnat disputé dans ce pays pendant l'été austral et très populaire auprès des jeunes pilotes, notamment européens. Smith a participé aux deux dernières éditions du Grand Prix au volant de la Tatuus FT-50, 12e en 2018 puis huitième en 2019, et va désormais découvrir la FT-60, monoplace de type F3.

"C'est enthousiasmant. Je ne fais pas les choses pour les chiffres, mais ça parle aux gens", déclare Smith de sa 50e participation. "J'en suis à ma 63e année consécutive de compétition et j'ai fait la plupart des GP. J'adore le sport auto, simplement. Quand je suis arrivé à 30 ans de pilotage, je pensais que j'allais continuer jusqu'à 35, puis quand j'y suis arrivé, je me suis dit que j'allais atteindre 40. J'en suis à 63, mais je continue parce que j'aime ce sport. La plupart des gens s'en seraient lassés, mais pas moi."

Kenny Smith

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"C'était un privilège de participer au Grand Prix avec et tous ces pilotes étrangers, ainsi que [Bruce] McLaren, [Denny] Hulme, [Chris] Amon. Ils étaient les meilleurs pilotes du monde à l'époque."

Des pilotes étrangers, justement, il n'y en aura probablement pas cette année. Le Toyota Racing Series est habituellement un terrain d'entraînement pour les stars en devenir ; dans les années 2010, on y a aperçu Lando Norris, Lance Stroll et Daniil Kvyat, entre autres. Cependant, la pandémie de COVID-19 est passée par là. Il était prévu que les pilotes étrangers puissent participer au championnat, à condition d'effectuer une quarantaine à leur arrivée en Nouvelle-Zélande, mais ce plan n'est plus d'actualité, car les infrastructures de quarantaine liées aux arrivées internationales sont pleines.

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Avant de l'apprendre, Smith se léchait les babines à l'idée d'affronter tous ces jeunes loups. "Je n'ai pas d'attentes, mais nous pourrions en embêter un ou deux", espérait-il. "J'ai 79 ans, mais je n'ai pas perdu mon tranchant ou ma vitesse. Si nous faisions le Grand Prix avec des Formule 5000 et qu'on amenait ces gamins, je suis sûr que je pourrais gagner la course. Les voitures actuelles sont particulièrement rigides, elles sont dures à piloter. Il faut changer tout son style de pilotage, mais je suis content de le faire pour participer au Grand Prix."

Propos recueillis par Andrew van Leeuwen