À Montpellier, l'espoir s'appelle Kamil Baranek

Kamil Baranek (en blanc) tente d'échapper au contre du Tourangeau Michael Parkinson. (HERVIO JEAN MARIE/ L'Équipe)

Arrivé à Montpellier en urgence il y a deux jours, le Tchèque de 39 ans Kamil Baranek, vieux routier de la Ligue A, n'a pas réussi à empêcher un nouveau revers du champion de France à Tours, solide leader.

Il n'avait que deux petites séances d'entraînement dans les pattes, et cela s'est vu. Arrivé mercredi en Hérault pour remplacer le Brésilien Leozinho, viré par le club de Montpellier pour performances insuffisantes, Kamil Baranek a passé une bonne partie de la soirée, vendredi, à affiner sa relation technique avec ses nouveaux coéquipiers. Sauf que Tours, solide patron de la Ligue A, a fortiori dans un palais des sports comble, n'est pas vraiment le genre d'adversaire idéal pour tenter de nouvelles choses. Ce vendredi soir, les Montpelliérains ont été dominés et se sont inclinés (3-0).

Coach sur le départ, cadres fatigués...Une défaite qui vient confirmer la tendance : Montpellier est en crise. Son entraîneur historique Olivier Lecat, celui qui a ramené le titre de champion au printemps un demi-siècle après le dernier, ne prolongera pas pour une 8e saison. Ses cadres internationaux, le central des Bleus Nicolas Le Goff (au repos hier) et le capitaine argentin Ezequiel Palacios (tendon rotulien), tirent la langue.

Les défaites s'enchaînent, inéluctables, à l'image de celle vécue en Touraine : deux premiers petits sets sans intensité et gorgés de fautes directes (25) avant un petit sursaut au troisième initié par... Baranek (8 points à 40 %). Réceptionneur n°3 à Varsovie, cantonné au banc derrière Kevin Tillie et Artur Szalpuk, le Tchèque (1,98 m) a sauté sur l'occasion de revenir en France, dont il connaît les parquets par coeur pour avoir évolué à Poitiers (sous les ordres de Lecat), à Sète et à Tours à deux reprises, dont la première moitié de la saison dernière.

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« Attention, je ne reviens pas en vacances, je suis toujours ambitieux, assure Kamil Baranek. Je vais apporter mon expérience et de la stabilité, l'équipe en a vraiment besoin. » À 39 ans, son épaule droite demeure toujours aussi puissante et il n'a pas peur de prendre ses responsabilités. « On est dans le dur mais rien n'est terminé, on a encore une carte à jouer en Europe pour atteindre la CEV (C2), en Coupe de France et s'accrocher pour les play-offs. Ce soir, on est 8es. Je vous donne rendez-vous dans deux mois. »

À Tours aussi, le rendez-vous est pris pour dans plusieurs semaines, à en croire le capitaine du TVB, Zeljko Coric. « Être leader du Championnat maintenant, c'est bien mais cela ne sert pas à grand-chose. On fait le taf, on met notre jeu en place. Je suis content car nous avons un effectif riche et de qualité, avec de grands techniciens comme Luciano (Palonsky, qui a été élu MVP du match à 12/15 en attaque). Est-ce que c'est la bonne année pour nous ? Je l'espère, mais il est encore trop tôt pour le dire car il y a beaucoup de bonnes équipes. »

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