À une semaine de la reprise officielle, Paris domine Nantes en finale de l'Eurotournoi

Elohim Prandi a été désigné meilleur jeune de l'Eurotournoi. (F. Boukla/Presse Sports)

Le PSG a battu Nantes en finale de l'Eurotournoi (30-29), dimanche à Sélestat. Retrouvailles officielles, samedi 3 septembre pour le Trophée des Champions à Poitiers.

Le match ne restera pas dans les annales de la maîtrise technique mais cette finale de l'Eurotournoi, à Sélestat ce dimanche soir, entre le PSG et Nantes, aura au moins démontré que les deux ténors du précédent exercice le seront encore cette saison. Comme lors du précédent Championnat, Paris a devancé Nantes (30-29) pour ainsi mettre son nom pour la quatrième fois au palmarès (2013, 2014, 2018). Un succès qui aurait pu être plus conséquent (en témoigne l'avance à la pause, 17-11), mais Nantes a relevé le niveau de son jeu ensuite, bien aidé par des Parisiens un poil moins concentrés.

« En deuxième mi-temps, on fait des passes dans le dos, on pense qu'on est en NBA. On ne peut pas jouer comme ça contre une équipe comme Nantes. On a le droit de rater mais pas d'être suffisants », estimait posément mais fermement, Nikola Karabatic. L'arrière international, précieux dans le premier acte pour stabiliser aussi bien l'attaque que la défense, n'a pas joué après la pause. Une volonté de Raul Gonzalez, le coach du PSG, qui a donné du temps de jeu à tout le monde notamment aux jeunes Gauthier Loredon (pivot) et Sadou Ntanzi (demi-centre), qui ont eu le mérite d'oser. Logique dans un match de préparation.

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« Jouer notre jeu sans tout montrer »

Grégory Cojean, le nouvel entraîneur de Nantes, a fait de même. D'où un manque de continuité dans le jeu des duellistes. Qui plus est, ils vont se retrouver, samedi 3 septembre à Poitiers, pour le Trophée des Champions, qui marque le début officiel de la saison. Jeu de dupes donc ? « On voulait jouer notre jeu sans tout montrer. En face, ils ont joué leur jeu sans tout montrer », glissait dans un petit sourire Grégory Cojean, ancien adjoint d'Alberto Entrerrios, parti à Limoges. Cette fois, son équipe n'a pas pu développer le jeu rapide qu'il affectionne. Et en attaque placée, les Nantais ont connu énormément de déchets (balles perdues, tirs non cadrés, contre-attaques mal négociées).

Côté parisien, la nouvelle paire de gardiens (Green et Palicka) a encore montré de très belles dispositions. Tout comme Elohim Prandi, auteur d'un début de match canon : 5/5 en première période dont les trois premiers buts du PSG. Ensuite, l'arrière gauche a baissé en efficacité (0/4 en seconde période) à l'image des champions de France, privés tout de même de deux recrues, Dominik Mathé (genou) et Yoann Gibelin (tibia), et toujours sans son capitaine Luka Karabatic (pied).

Elohim Prandi

« L'essentiel est là, ça permet de voir de quoi on est capables »

« Ensuite, le gardien (Ivan Pesic) s'est adapté. Il y a une ou deux fois où j'aurais dû marquer. Mais on doit savoir jouer différemment. J'ai préféré provoquer des situations de buts, faire des passes. Tout n'est pas parfait, on doit corriger certains points. L'essentiel est là, ça permet de voir de quoi on est capables et on doit se baser sur ça », confiait Elohim Prandi, désigné meilleur jeune de l'Eurotournoi, à 24 ans. « Quel honneur d'être encore aussi jeune. ça reste une récompense, je la prends avec honneur », appréciait le Parisien.

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