Émilie Boulard s'attend à une adaptation stratégique des Black Ferns en demi-finale du Mondial

Depuis le début de la Coupe du monde, Émilie Boulard a toujours été titulaire, à l'aile ou à l'arrière. (F. Porcu/L'Équipe)

À deux jours de la demi-finale de la Coupe du monde face aux Black Ferns (samedi, 7h30), Émilie Boulard, ailière et arrière des Bleues, prévoit que les Néo-Zélandaises, peu adeptes du jeu au pied depuis le début de la compétition, tentent de surprendre l'arrière-garde tricolore.

Émilie Boulard a le regard qui s'illumine à l'idée de jouer la Nouvelle-Zélande ce samedi en demi-finales de la Coupe du monde, à l'Eden Park (7h30). La jeune arrière des Bleues (23 ans) était déjà là l'an passé, quand l'équipe de France avait dominé la Nouvelle-Zélande à deux reprises à Pau (38-13) puis à Castres (29-7).

« Ces matches nous ont permis de dédramatiser la pression qu'il pourrait y avoir autour de la demi-finale, estime-t-elle. C'est une nation que l'on joue rarement, donc avoir un groupe qui a vécu ces deux victoires nous permet d'éviter de nous mettre une pression de l'inconnu. »


lire aussi

La compo des Bleues face à la Nouvelle-Zélande

Face aux fusées dans la ligne de trois-quarts néo-zélandaises, les Bleues savent qu'il faudra conserver leurs standards élevés en défense. Mais Boulard (17 sélections) s'attend à ce que leurs adversaires, qui se séparent très peu souvent du ballon au pied, modifient quelque peu leur stratégie pour le rendez-vous de samedi.


lire aussi

La compo des Black Ferns

« Il faut se méfier. Je pense qu'elles vont pas mal jouer au pied avec nous, a déclaré la joueuse de Blagnac. Il faut se préparer à tout. On a regardé les vidéos de ce qu'elles ont l'habitude de faire. Mais elles ont mis une joueuse à l'arrière qui tape souvent dans le ballon (Renee Holmes), elles vont certainement l'utiliser. Il va falloir que je sois attentive à ça. »

Éclatante face à l'Italie en quarts (39-3), Boulard a pris de l'épaisseur dans cette équipe de France. Titulaire pour la cinquième fois d'affilée, elle semble avoir pris ses marques et tentera de résister à la pression kiwie pour offrir à la sélection tricolore sa première finale mondiale. « C'est clairement notre objectif depuis le début et on a la capacité de le faire, jure-t-elle. Mais il faudra faire une grande performance pour y arriver. »


lire aussi

Pauline Bourdon remplace sa compagne Laure Lansus, au poste de demi de mêlée