Émilie Boulard : « Nous sommes vite passées à autre chose »

Boulard veut absolument finir 3e de la Coupe du monde. (HERVIO JEAN MARIE/L'Équipe)

Forcément déçue par l'élimination en demi-finale le week-end passé, la jeune arrière des Bleues Émilie Boulard a assuré que l'équipe de France était concentrée sur l'objectif de récupérer la 3e place du Mondial ce samedi face au Canada (4h30 heure française).

« Comment avez-vous évacué la frustration de la défaite contre la Nouvelle-Zélande en demi-finale (25-24) ?
Ça n'a pas été facile, mais on a fini par l'évacuer. Il a fallu quelques jours pour faire passer cette frustration, cette tristesse, cette culpabilité même parfois. On est vite passées à autre chose quand on a repris les entraînements parce qu'on a quand même quelque chose à aller chercher ce week-end. Il ne fallait pas qu'on reste sur cette déception mais qu'on plonge rapidement vers un objectif positif.

À quel genre d'opposition vous attendez-vous contre le Canada ?
Le Canada est une équipe qui porte beaucoup le ballon, qui est très dense, très forte physiquement. Elles ne lâchent rien, elles jouent beaucoup, elles alternent beaucoup le jeu. Elles sont en place, on l'a vu contre les Anglaises (défaite 26-19 en demies). Je pense que ça va être un match très intense, très rude devant surtout. Il va falloir être au top pour les battre.

Lors de ce Mondial, de nombreuses jeunes joueuses comme vous ont pu accumuler pas mal d'expérience pour la suite...
Une aventure comme ça ne peut que nous faire grandir, surtout quand cela ne fait pas très longtemps qu'on est en équipe de France. J'ai eu la chance de jouer les six matches, de jouer face aux meilleures équipes avec des partenaires parmi lesquelles il y a les meilleures joueuses du monde. Ça ne peut que me faire grandir personnellement, sur mon rugby. Le match de demain (samedi) va mettre un point final à cette aventure. Ce serait un échec pour tout le monde si on repartait bredouille.

Tout n'a pas été rose dans le parcours des Bleues. En tant que jeune joueuse, comment avez-vous appréhendé ces soubresauts ?
On attendait de nous que chacune apporte pour le collectif et que le collectif porte l'équipe. C'est ce qui s'est passé. On a été en difficulté sur les matches de préparation contre l'Italie (victoire 21-0 et défaite 26-19). On a vu que collectivement ça n'allait pas et que du coup individuellement non plus, ce n'était pas le top. On a su travailler collectivement. C'est la force de notre groupe. Et c'est ce qui a fait qu'on a rendu des meilleures prestations ensuite. Chacune a participé à la réussite du groupe. »