En Équateur, le président Guillermo Lasso dissout le Parlement en raison d’une « grave crise politique »

RODRIGO BUENDIA / AFP

Le président équatorien Guillermo Lasso a ordonné mercredi la dissolution du Parlement et la tenue d’élections législatives anticipées, dont l’opposition pourrait sortir renforcée. Dans un communiqué diffusé par ses services, le chef de l’État conservateur annonce « dissoudre l’Assemblée nationale en raison de la grave crise politique et des troubles intérieurs ». « C’est une décision démocratique, non seulement parce qu’elle est constitutionnelle mais aussi parce qu’elle rend au peuple équatorien la possibilité de décider », s’est-il justifié sur la chaîne de télévision nationale.

Guillermo Lasso est en effet visé par un procès en destitution, ouvert mardi devant le Parlement, où l’opposition de gauche est majoritaire. Celle-ci accuse le président de malversations dans le cadre d’un contrat public portant sur le transport de pétrole brut. Il lui est reproché d’avoir eu connaissance de ce contrat préjudiciable à l’Équateur et de ne pas être intervenu pour y mettre un terme dès la prise de ses fonctions en mai 2021. À l’ouverture de son procès en destitution, le président équatorien avait plaidé sa « totale, évidente et incontestable innocence » devant les députés.

L’opposition dénonce un « coup d'État »

L’ancien président Rafael Correa (2007-2017), qui dirige l’opposition malgré sa condamnation à huit ans de prison par contumace pour corruption et vit en exil en Belgique, a qualifié la décision de M. Lasso d’« illégale » et de « coup d'État », y voyant « le dernier clou...


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