« Pour moi, on est une équipe NBA », lâche Ergin Ataman (Efes Istanbul) après le sacre en Euroligue

L'entraîneur turc des doubles champions d'Europe d'Efes Istanbul, vainqueurs samedi du Real Madrid (58-57) affichait une grande fierté dans la culture du jeu qu'il a essayé d'insuffler à son équipe ces quatre dernières années en Euroligue.

Ergin Ataman (entraîneur Efes Istanbul après la victoire des siens en finale d'Euroligue contre le Real Madrid) : « Faisons-nous partie des plus grandes équipes de l'histoire de l'Euroligue ? Vous connaissez ma confiance en moi (il rit). Pour moi, on est une équipe NBA ! C'est comme ça qu'on a dominé, c'est cela qu'on voulait faire, jouer comme en NBA. C'est notre identité. Dans ces moments, je ne veux pas parler trop du match. Je suis fier de mes joueurs. Je suis désolé pour le Real Madrid, mais nous avons appris, au fil des années, à gérer ces moments, les dernières minutes. Dans les finales, les stratégies offensives fonctionnent rarement, comme vous avez pu l'observer ce soir. C'est aux grands joueurs de résoudre les situations. On a affiché une grosse défense, résolu le problème des rebonds offensifs qui nous avaient coûté trop de points et finalement trouvé le moyen de conclure. Je suis fier de mes joueurs, qui ont écrit l'histoire du club et de notre pays une nouvelle fois. »

Adrien Moerman (Efes Istanbul) : « Ce n'est pas la plus belle finale qu'on ait vu. C'était dur, il y a eu une grosse défense de part et d'autre, il faisait chaud, fallait respirer dans une salle comme ça. Quand tu joues intense c'est pas évident. À la fin on a pu jouer plus agressif, leur laisser moins d'alley-oops pour Walter Tavares qui nous avait dominés en première mi-temps. On les pousse à prendre des mauvais shoots sur la fin. Dès fois, ils tiraient sur une jambe. On a su aussi contrôler le rebond en deuxième mi-temps. L'important, à la fin c'est de gagner. Tibor Pleiss prend deux rebonds offensifs à la fin et met dedans...

Etre double champion d'Europe, ça couronne ces quatre ans passés ensemble. On a eu le mérite, sans faire notre meilleur match, de s'accrocher et de concrétiser. Après ça, peu importe l'avenir, on oublie tout. On est toujours sur le toit de l'Europe, l'Efes est la meilleure équipe d'Euroligue sur les trois dernières années. C'est magique. »

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Le film de la rencontre

Vincent Poirier (Real Madrid) : « On est tristes, on n'a pas été adroits. Et pourtant on ne finit qu'à un point ! Avec de l'adresse, ç'aurait été une autre histoire. On a concédé beaucoup de rebonds offensifs, c'est ce qui nous a fait le plus mal. À la fin on n'arrive pas à attraper le ballon pour avoir une chance. Je reste fier de l'équipe parce qu'on s'est battus, on a fait un gros Final Four, on n'a pas démérité, on a montré qu'on était une équipe solide. Après c'est sur un match, bravo à eux, ils ont gagné. Les tirs ratés, ça fait partie du sport, on est humains, on n'a pas su faire la différence en attaque. Certains shoots étaient ouverts. 57 points marqués, ce n'est pas dans nos standards. Je ressens beaucoup de tristesse. On l'a montré, on était vraiment déterminés pour ramener ce trophée à la maison. »

Pablo Laso (entraîneur Real Madrid) : « Après une défaite comme ça, d'un point, tu te sens forcément maudit, dégoûté (« jodido » en espagnol). Tu te refais le film des dernières possessions dans ta tête. J'ai quand même félicité nos gars pour la belle campagne d'Euroligue qu'ils nous ont offerte, on a été compétitifs toute l'année. Il y a eu des hauts et des bas. Quand tu perds, les gens ont l'impression que tout va mal. Mais je continue de voir ce qu'il y a de bien et de moins bien. Qu'est-ce que je changerais ? Je ne crois pas que je changerais grand-chose. Je regarde nos pourcentages dans toutes les colonnes, à deux points (14/34), 3 points (6/33) et aux lancers francs (11/17). Et à un moment en basket... il faut marquer des paniers. Ils ne sont pas rentrés, et pourtant on tient le champion d'Europe en titre à 58 points. C'est bien qu'on a dû faire de bonnes choses, notamment en défense. Pour le reste, il faut valoriser ce qu'on a accompli et se remettre au travail, malgré la douleur. »

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