Les équipes de F1 auront du mal à retrouver de l'appui aéro en 2021

Fabien Gaillard
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Afin de permettre aux pneus de mieux résister aux contraintes imposées par les monoplaces modernes, la FIA a décidé d'imposer une réduction de l'appui généré par les F1 en vue de 2021. Ainsi, il a dans un premier temps été décidé de procéder à un important découpage du fond plat devant les pneus arrière puis, quand la fédération s'est aperçue que ce changement serait insuffisant, de faire retirer un certain nombre d'éléments de certaines portions des voitures, comme les fentes sur les côtés ou les ailettes sur les écopes ou le diffuseur.

Les évaluations des instances semblaient indiquer qu'une perte de 10% d'appui était attendue. Mais Andy Green, le directeur technique de Racing Point, estime que l'effet sera plus important que prévu, en raison de l'impact que ces modifications auront sur le flux d'air. Pour lui, c'est clair : les écuries ne parviendront pas à retrouver le niveau d'appui perdu durant l'hiver.

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"Malheureusement, pour nous c'est encore plus important", a-t-il répondu quand Motorsport.com l'a interrogé sur les derniers changements. "C'est une autre grosse étape. Pas autant que la première mais, toujours en ce qui nous concerne, ça va dans la mauvaise direction."

"C'est un trou duquel nous allons devoir nous sortir lors des prochains mois, ce qui est le but. L'intention de la réglementation était de diminuer l'appui et de s'assurer que nous n'ayons pas plus d'appui qu'à la fin de cette année. Je suis assez confiant que ce sera le cas, il n'y a aucune chance que nous revenions au niveau d'appui que nous avons cette année. Je pense donc que la FIA peut cocher cette case, c'est fait. C'est à nous maintenant d'essayer d'en tirer le meilleur parti possible."

La situation des écuries n'est pas seulement liée à la baisse de l'appui décidée, mais également aux restrictions plus importantes sur les tests aérodynamiques et à la nécessité de travailler également sur les règles 2022 avec la possibilité de faire basculer les ressources de recherche et développement vers elles dès le 1er janvier 2021. "Si nous avions plus de temps, et ne devions pas nous pencher sur 2022, je suis quasiment sûr que nous pourrions revenir au niveau où nous sommes actuellement. Mais beaucoup de choses entrent aussi en jeu."

"Non seulement il faut réfléchir à la voiture 2022, mais début janvier, les restrictions en matière d'essais aérodynamiques changent à nouveau, avec une forte réduction du développement aérodynamique. Cela va donc nous gêner aussi. Je pense donc qu'avec tous ces éléments réunis, nous ferions un très bon travail si nous arrivions à nous rapprocher de notre situation actuelle."