Équitation - Violences sexuelles - Diffamation : audience en septembre pour Amélie Quéguiner

L'Equipe.fr
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L'audience de la cavalière Amélie Quéguiner, à la suite de la plainte en diffamation déposée contre elle par la FFE et de son président, aura lieu le 13 septembre au tribunal de Périgueux (Dordogne). Ce mercredi, l'audience de procédure a fixé au 13 septembre prochain la date de l'audience sur le fond concernant le dossier de la cavalière Amélie Quéguiner qui fait l'objet d'une plainte pour diffamation envers la Fédération française d'équitation (FFE) et son président Serge Lecomte. En février 2020, Amélie Quéguiner avait témoigné publiquement des viols répétés qu'elle aurait subis de la part de trois encadrants durant dix ans, dans les années 1980. Dans une interview accordée, un an après, au magazine L'Obs, elle avait mis en cause la responsabilité du président de la FFE, dénonçant, entre autres, « une culture du viol indécente et rétrograde » et le comportement « scandaleux et révoltant » du président dans une affaire de pédo-criminalité concernant l'un de ses ex-employés au club de Suresnes. Des faits alors démentis par Serge Lecomte. D'où la plainte déposée par la FFE et de son président. Une plainte qui a provoqué de vives critiques Cette décision d'attaquer en justice une victime de violences sexuelles avait provoqué de vives critiques, en particulier sur les réseaux sociaux. De son côté, la FFE s'était défendue de porter plainte contre une victime de violences sexuelles. « C'est une plainte contre une personne qui a diffamé la Fédération en portant des accusations graves et infondées contre l'institution fédérale et ses dirigeants. Il se trouve que cette personne est une victime présumée de violences sexuelles », avait expliqué le délégué général de la FFE, Frédéric Bouix. La Fédération avait également proposé de retirer sa plainte si les « propos diffamatoires et mensongers étaient retirés et démentis. »