Évian, un parcours magique et piégeux

On a marché le parcours avec Sébastien Clément, le caddie de Pauline Roussin-Bouchard juste avant son premier tour. Le copilote de la joueuse française montre les pièges à éviter sur certains trous.

Les greens
« Les greens sont vraiment très difficiles. Parce qu'on peut être très bien à 5 mètres du drapeau, et ne pas pouvoir faire le par, car on est du mauvais côté de la butte et qu'il n'y a pas la possibilité d'arrêter la balle après votre deuxième coup. Les attaques de green sont vraiment complexes car les greens ont beaucoup de bosses, avec la nécessité d'être sur la bonne zone, et au bon endroit. L'attaque du green est capitale. Donc, pour se donner le maximum de chances de la réussir, il faut être sur le fairway. Le plus dur, c'est qu'on a seulement quelques mètres pour poser la balle. Si on rate la zone, on sort du green, on se retrouve dans le rough, avec des pentes, des balles qui ne sont pas sur le bon plateau.

Sur ce deuxième coup, tout dépend du drapeau, mais aussi du vent, et de pas mal de paramètres. C'est du cas par cas, au jour le jour, tour par tour. Ces greens sont plus complexes que ceux que l'on rencontre sur le LPGA Tour, avec de grosses pentes. Sur chacun des greens, il n'y a que 30 % d'utilisable pour les positions de drapeaux. Les 70 % restant, c'est injouable. Donc, les zones sont petites... Il faut jouer aux fléchettes. »

Le rough
« Le rough n'est pas trop épais ; moi de toute façon j'aime bien quand le parcours est difficile, ça sélectionne pas mal celles qui drivent bien, et s'offrent alors de meilleures opportunités pour attaquer. Les roughs évoluent avec la météo et le moment de la journée, avec souvent un côté plus humide que l'autre, donc tout dépend de l'endroit où l'on se trouve. Et on se retrouve souvent en pente, et encore une fois avec des greens fermes, qui roulent, où il est difficile d'arrêter la balle, de la maîtriser. C'est vrai que le parcours est vallonné et qu'on a rarement les pieds à plat, mais je ne considère pas cela comme une vraie difficulté. Il y a un sens de jeu à mettre. »

L'altitude
« L'altitude est un facteur à prendre en compte. Comme la chaleur, ça a une véritable incidence sur le vol de la balle. Les parcours de reconnaissance vont nous aider. Nous, on ne va pas partir sur le principe du club de moins avec les paramètres dont je vous ai parlé, mais on va dire que si notre fer 7 fait 140 m habituellement, alors le matin il fera peut-être 144, et l'après-midi avec la chaleur 149 mètres. On va tomber sur ces chiffres, donc on va s'adapter. »

Le driving
« Le driving, s'il est bon, va nous offrir pas mal de belles solutions, et de belles positions pour attaquer les drapeaux. D'ailleurs, quand les joueuses sont dans le rough, on en voit beaucoup qui ne prennent pas le risque d'attaquer le green en deux coups, mais qui préfèrent jeter la balle vers le bon côté pour s'offrir un chip plus facile.

On n'est pas obligé de sortir tout le temps le driver. Il y a pas mal de trous qui permettent l'utilisation d'un bois 3 : je pense au 1, afin d'éviter les bunkers, ou au 3, où on peut jouer un fer 4 hybride, selon la température et le vent. Sur le 4, c'est le drive. Le 6, ça peut être le bois 3 ou l'hybride ; le 7, c'est le drive, tout comme le 9 et le 10. Sur le 11, il faut éviter les bunkers, donc c'est un bois 3. Le 12 et le 13, on prend le drive. Le 15 aussi. Le 17, un hybride ou un fer 4, et enfin au 18 c'est le drive.

On doit avoir tous les coups au départ. Mais c'est un parcours compliqué qui n'est pas toujours très fair car après un bon coup, et un mauvais rebond, les filles peuvent se retrouver avec un chip délicat à réaliser. »

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles