Les 10 choses que le Barça envie au Real Madrid !

Le succès net des hommes de Zidane (1-3) lors du match de Supercoupe aller, malgré les vents contraires, n'a rien d'un hasard. Cette Maison Blanche compte quelques armes que Barcelone aimerait bien avoir...

Une vraie continuité

Un point primordial dans la recette du succès madrilène. Depuis deux ans, l'effectif du Real Madrid n'a subi que quelques infimes retouches. Cette stratégie est idéale pour fignoler les circuits sur le terrain et faire perdurer l'esprit d'un groupe en dehors. À l'inverse, le Barça traverse une période agitée. Des joueurs emblématiques comme Xavi ou Dani Alves ont quitté le navire ces dernières années et un nouveau staff technique vient de débarquer. 

Un milieu ultra-performant  

Voir le Real Madrid faire la loi dans la zone préférentielle du Barça est un comble, car le milieu a toujours constitué l'ADN du club catalan. C'est pourtant le Real qui éblouit les observateurs pour son équilibre et son alliage parfaits dans l'entrejeu. Le 4-4-2 losange installé par Zinédine Zidane avec Casemiro, Toni Kroos, Luka Modric et Isco broie tout sur son passage. En face, Andrés Iniesta et Sergio Busquets n'ont plus le même impact quand Ivan Rakitic présente un profil trop neutre. Dépendant de son attaque, ce Barça-là manque de maîtrise.

Des latéraux indiscutables

Plus d'un an après le départ de Dani Alves, certains aficionados du Barça n'ont toujours pas compris comment la direction avait pu laisser filer gratuitement un joueur de ce calibre. Car le Brésilien a brillé à la Juve, déjà. Et surtout parce qu'il n'a jamais été remplacé. Le vaillant Sergi Roberto n'est pas un latéral droit de formation et il faudra attendre pour juger Nelson Semedo, arrivé cet été et guère mis en lumière en dehors de son altercation avec Neymar... De l'autre côté, Jordi Alba ne traverse pas sa meilleure période malgré sa vitesse et son volume. Le Real, lui, a vu Dani Carvajal et Marcelo enchaîner les prestations de haut vol...

Une dynamique de titres

Deux Ligues des champions consécutives - un record dans l'ère moderne de la compétition - un titre de champion d'Espagne, un Mondial des clubs, une Supercoupe de l'UEFA... Le Real de l'ère Zidane surfe sur la vague de son succès quand le Barça doit se contenter de ramasser les miettes. La Liga remportée en 2016 est le dernier titre majeur inscrit au palmarès des Blaugrana. Dans un club de cette envergure, ça commence à dater.

Un style et un système variés

Ce qui fait la force d'un club peut donc devenir sa limite, aussi. Sous Luis Enrique, le Barça a parfois affiché un jeu plus direct mais il n'a jamais vraiment assumé son style. Preuve en est, s'il le fallait, qu'il n'existe pas vraiment d'alernative pour un plan B dans un club où l'identité de jeu est trop prononcée. Le Real Madrid, lui, a souvent souffert de la comparaison, mais sa variété est aujourd'hui un atout. 4-3-3 ou 4-4-2 losange, Zidane alterne les systèmes pour une équipe aussi à l'aise sur du jeu placé que sur attaques rapides.

Une profondeur de banc

En termes de capital humain, aussi, le Barça ne peut pas rivaliser avec le Real actuel. Même avant le départ de Neymar, les Blaugrana ne comptaient pas de remplaçant crédible pour les membres de la fameuses MSN. En attaque, Alcacer ou Munir ont été trop tendres, quand André Gomes est clairement considéré comme le flop du milieu. Zidane, lui, peut générer une belle émulation avec Lucas Vazquez, Ceballos, Nacho ou encore le prodige Asensio, entre autres...

Un trio d'attaque conservé

C'est dans cette zone que le baromètre d'un mercato se situe pour les deux géants du football espagnol. Le Real a conservé sa BBC quand le Barça a vu sa MSN éclater contre son gré avec le transfert historique de Neymar au PSG. Surtout, le club madrilène a fait ce qu'il souhaitait faire en maintenant sa confiance à Gareth Bale malgré les rumeurs insistantes pour une possible arrivée de Kylian Mbappé - ce qui dénote, au passage, de son pouvoir d'attractivité du moment-. Le Real a choisi, donc. Le Barça, lui, a subi. Pour Neymar. Pour Verratti... Les arrivées possibles d'Ousmane Dembélé et Philippe Coutinho ne feront pas oublier ces affronts.

Un entraîneur qui gagne tout (ou presque)

Arrivé il y a un an et demi aux commandes, Zinédine Zidane grandit à vitesse grand V. Le Français a donné toutes les garanties qu'il suscitait en termes de management, mais il montre qu'il a également l'étoffe d'un grand tacticien. Un chiffre récent donne le vertige : Zidane gagne un trophée tous les 15 matches. Record d'invincibilité en poche, premier technicien à conserver une Ligue des champions, l'entraîneur du Real est adulé par ses joueurs et sa direction. Ernesto Valverde, lui, a une belle réputation, mais il n'est pas autant dans la lumière. Et il a surtout du pain sur la planche...

Une image positive

À Barcelone, c'est en coulisses que le feuilleton Neymar a peut-être laissé le plus de traces. Les sorties médiatiques de Josep Maria Bartomeu, le déroulement du transfert (avec un document - le CIT - envoyé tardivement) ou le coup de bluff de Gérard Piqué et son inoubliable tweet ont suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. Perçus comme une attitude risible ou un manque d'élégance, ces épisodes ont terni l'image du Barça. Détaché de ce tourbillon médiatique, le Real est dans une posture plus confortable. Et plus valorisante. 

Des clauses libératoires un peu plus sécurisantes...

Entendons-nous bien, une clause libératoire de 222 millions d'euros représente un montant astronomique. Mais dans les faits, le Paris Saint-Germain a démontré que cette clause n'était pas insurmontable dans le paysage actuel du football. La stratégie de la direction catalane s'est donc retournée contre elle pour l'un de ses joueurs phares. C'est un piège que le Real devrait éviter : les clauses libératoires de Cristiano Ronaldo (1 milliard d'euros) ou d'Isco (700 millions), par exemple, ont de quoi effrayer leurs prétendants...

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