100 marathons en 100 jours pour sensibiliser au dérèglement climatique

Nicolas Vandenelsken va parcourir, à partir du 3 septembre, 100 marathons en 100 jours à travers la France. Son objectif est de sensibiliser au dérèglement climatique et à la nécessité de se préparer à une vraie transition écologique, tout en mettant en avant des initiatives locales et accessibles à tous.

Franchir la ligne d'arrivée d'un marathon est un défi pour beaucoup. Nicolas Vandenelsken, lui, s'est lancé dans un projet un peu plus ambitieux : terminer 100 marathons en 100 jours. Le Nordiste veut par son action sensibiliser au dérèglement climatique et participer à la prise de conscience autour de la transition écologique, notamment dans le sport. Il partira de Montargis, le 3 septembre, pour cette aventure physique mais avant tout humaine.

Nicolas Vandenelsken n'en est pas à son coup d'essai. L'année dernière, l'athlète était déjà parti sur les routes de France en courant, du 14 août au 18 décembre, sur une distance 4612 km (plus de 35 km par jour). Il avait, déjà, organisé de nombreuses actions de sensibilisation ou de ramassage des déchets. Des initiatives qui sont nées d'une prise de conscience vécue dans son travail : « J'ai longtemps travaillé dans l'événementiel sportif, sur des grosses organisations, explique-t-il. J'adore le sport mais je me faisais des réflexions sur le sens de mon métier, sur la question de la transition écologique dans le sport. J'ai décidé de me consacrer à plein temps à ces questions de sensibilisation. Je suis convaincu que chacun peut agir, à un niveau local, pour préparer la transition et ainsi mieux la vivre. »

L'humain au centre du projet
Cette fois, l'éco-aventurier de 30 ans repart pour un projet encore plus ambitieux avec plus de 4200 km à parcourir en 100 jours. « Le projet sportif, lui, permet de mettre un coup de projecteur sur ces problématiques, mais le centre reste l'humain, le social », précise Nicolas Vandenelsken. Et un thème vaste mais capital : la sensibilisation à la transition écologique.

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Chaque journée sera divisée en deux : un marathon le matin, entre 7h et 11h30 environ, puis un événement de sensibilisation l'après-midi, dans des écoles la semaine, ou dans des mairies ou des associations le week-end. « Je veux permettre à un maximum de personnes d'ouvrir leur réflexion sur ces questions. En allant dans les écoles, on concerne les enfants, tant à la pratique sportive qu'aux questions climatiques. Ensuite, ils vont en parler dans leurs familles, et font aussi passer le message », souligne-t-il. Sur chaque étape, des acteurs locaux de la transition écologique seront aussi invités, afin de montrer concrètement ce que les citoyens peuvent faire pour changer les choses.

Le programme, plus que chargé, ne fait pas peur à l'athlète : « J'ai toujours eu la chance d'avoir un corps avec de grosses capacités de récupération. Je me suis bien préparé aussi, mais ce qui me donne de la force chaque jour, ce sont surtout les rencontres que je fais tout au long de mon périple. » L'année dernière, il avait même prolongé son périple de 7 jours pour rejoindre son Nord natal.

Sur sa route, le sportif invite tous les citoyens, de tous âges, coureurs ou non, à venir à sa rencontre sur une étape pour courir avec lui - même sur une courte distance - ou simplement pour s'informer sur son initiative et sur la transition écologique en règle générale. « J'aime parler quand je cours. L'objectif est d'avoir un maximum de gens à mes côtés à tous les moments de l'aventure, pour partager au plus grand nombre », sourit-il.

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Nicolas Vandenelsken parcourra 46 départements répartis dans 11 régions. Son périple commencera par plusieurs étapes dans le Grand-Est, de Metz à Mulhouse, avant de rejoindre la Franche-Comté et les montagnes du Jura. Chaque jour, son parcours dessinera sur une carte un symbole, qui ne sera définitivement révélé qu'à la fin de son aventure. Une façon de plus d'éveiller la curiosité de chacun et d'attirer l'attention sur le coeur de son message, qui pourrait se résumer à la phrase suivante : agir est possible, il ne tient qu'à chacun de se décider à le faire.