Un 13e titre mondial pour la Chine en compétition par équipes

L'équipe chinoise victorieuse aux Mondiaux. (E.Garnier/L'Equipe)

Les Chinois ont remporté leur 13e titre mondial, ce mercredi à Liverpool, au terme d'une formidable finale dans la compétition par équipes. Le podium est complété par le Japon et la Grande-Bretagne.

Comme un symbole de l'impuissance japonaise, Daiki Hashimoto, ultime concurrent en lice, a chuté sur son premier lâcher de barre fixe. Mais à ce moment, il n'y avait plus d'autres enjeux que l'orgueil du champion olympique qui ne pouvait plus inverser la tendance. Au terme d'une solitaire et majestueuse cavalcade, malgré une chute initiale aux arçons, la Chine était déjà assurée de s'offrir ce mercredi un treizième titre mondial par équipe à Liverpool. Un sacré contre-pied après ses errements en qualifications (4e).


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« On a tellement mieux matché, réagissait le champion du monde Zhang Boheng. Après une journée à s'aérer la tête, à réfléchir sur ce qui s'était passé, on a avancé dans un grand élan, avec beaucoup de rythme. Même s'il a fallu lutter avec nos nerfs sur la première rotation, les arçons étant plus difficiles à contrôler pour nous. »


Zou Jingyuan encore impressionnant

S'il ne fallait retenir qu'un passage de la Chine, ce serait évidemment celui du génie des barres parallèles, Zou Jingyuan, si aérien qu'il gravite sur une autre planète, et qui a été crédité d'un stratosphérique 15,766 points. Éblouissants, les hommes de l'Empire du Milieu n'ont d'ailleurs été devancés qu'au sol et égalés au saut. Sur les quatre autres rotations, ils ont littéralement dominé leurs adversaires. D'abord le Japon de Hashimoto. Leaders de la première journée, les héritiers de Kohei Uchimura sont tombés deux fois aux arçons et une fois à la fixe pour devoir se contenter de la médaille d'argent.


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En revanche, la Grande-Bretagne s'est révélée bruyamment satisfaite de compléter le podium et de valider avec les deux autres la qualification directe pour les Jeux Olympiques de Paris en 2024. On précisera, pour l'anecdote, que ces trois mêmes nations s'étaient déjà partagées les lauriers lors des Mondiaux à Glasgow de 2015. Le Japon y avait décroché son 6e (et pour l'instant dernier) titre mondial, devant les Anglais pour la première fois sur un podium collectif, et la Chine donc.