1957 - Alfredo Di Stéfano a (bon) pied

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« L'Équipe » archive plus de 12 millions de photos. Chaque semaine, nous débusquons l'un de ces trésors cachés. En 1957, Alfredo Di Stéfano, l'attaquant du Real Madrid, pose avec l'une de ses filles dans sa piscine.

Ce père attendri au crâne qui se déplume, pantalon à pinces et chandail de bon goût, a tout du bourgeois placide, ravi de passer quelques instants avec sa fille. Le duo s'amuse de poser face au reste de la maisonnée au fond de la piscine que l'on fera bientôt remplir pour les beaux jours. Mais, fausse impression, l'homme n'est surtout pas le pépère cadre supérieur que l'on imagine.

Il n'a que 30 ans, est surnommé « Flèche blonde » et il est le magistral meilleur footballeur du moment, les années 1950, celles de l'hégémonie sans pitié du Real Madrid. Argentin de naissance, naturalisé espagnol depuis peu, Alfredo Di Stéfano est le génie à tout faire des Merengues, vainqueurs de la première Coupe d'Europe des clubs champions en 1956 et des quatre éditions suivantes.

Dans quelques semaines, le magnifique chef d'attaque, pourfendeur sans pitié des défenses adverses, s'imposera, à domicile, en finale de la plus belle Coupe d'Europe face à la Fiorentina (2-0), épaulé par Raymond Kopa, sous les yeux du général-dictateur Franco, un but et un grand match à la clé. En fin d'année, France Football lui adressera le premier de ses deux Ballons d'Or.

Alfredo Di Stéfano a eu raison de privilégier les terrains herbeux aux bassins. Comme Raul, Zidane et Cristiano Ronaldo, il est une légende du Real, peut-être la plus grande. Son palmarès compte cinq Coupes des champions, huit Ligas et cinq couronnes de meilleur buteur. Il a inscrit plus de 400 buts pour le club dont il fut aussi entraîneur et président d'honneur.

Après une ultime pige à l'Espanyol Barcelone de 1964 à 1966, il raccroche les crampons à 40 ans, interpellé par ses quatre filles sur le thème « un papa chauve qui se démène en short, ça ne le fait pas ! » Après son décès, le 7 juillet 2014, à 88 ans, son cercueil fut exposé au stade Santiago-Bernabeu, du nom de celui qui présida le club lors des glorieuses années Di Stéfano (1953-1964), et jusqu'en 1978.


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