22 Grands Prix, la "limite absolue" selon AlphaTauri

Fabien Gaillard
motorsport.com

Même si de plus en plus de doutes planent au-dessus du Grand Prix de Chine, pays duquel est partie l'épidémie de coronavirus et qui prend depuis plusieurs semaines des mesures drastiques pour éviter sa propagation, la saison 2020 s'annonce pour le moment comme la plus longue en Formule 1 à ce jour puisque 22 courses sont au programme, sur huit mois et demi. Les écuries et surtout leur personnel sont particulièrement sollicités, tant par le nombre de courses que par les voyages entre les circuits, les usines et les domiciles. Et face à la volonté affichée par Liberty Media de faire augmenter le nombre d'épreuves, la question des changements importants d'organisation va continuer de se poser.

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"Non, nous n'avons pas fait de changements, ça ne fait qu'une course en plus par rapport à l'an passé", a déclaré Franz Tost à ce sujet, pour RACER. "Concernant la plage de temps, c'est quasiment la même que l'an passé, nous débutons en mars et la dernière course est fin novembre ; ce n'est pas un gros changement. En 2019, nous avons débuté la saison le 17 mars et l'avons terminée le 1er décembre, et en 2020 on commence le 15 mars et la dernière course aura lieu le 29 novembre. Il n'y a pas de grande différence."

Pas de grande différence, mais le sentiment que la limite est proche pour le personnel des équipes. "Il y a une course de plus pendant la saison, mais nous n'aurons pas besoin de changer les gens dans le cadre d'une rotation. Je pense que 22 est désormais la limite absolue. S'il y a plus de courses à l'avenir, alors je pense que les équipes devront faire tourner le personnel – les mécaniciens, les ingénieurs – car sinon ça sera trop pour eux."

Après une saison marquée par deux podiums et des progrès constants en performance, AlphaTauri ne veut pas briser sa dynamique et perdre en stabilité. "Nous avons une bonne équipe désormais à Bicester dans notre département aérodynamique, et sur le plan mécanique nous avons les suspensions avant et arrière de Red Bull Technology, même si elles sont toujours un an plus vieilles mais c'est néanmoins bien mieux que si nous devions les développer nous-mêmes."

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"Ce n'est pas que nous soyons totalement faibles dans un domaine, mais pour être compétitif en Formule 1, il faut progresser partout. Ça commence dans le bureau d'étude, faire arriver la voiture sur la grille de départ, si possible sous le poids minimum afin d'avoir plus de possibilités sur la répartition du poids ; ensuite, les pièces qui sont conçues et puis fabriquées d'une façon à ce que l'on puisse voir des progrès, surtout au niveau de l'aéro ; ensuite sur la partie opérationnelle de l'équipe de course, les arrêts devraient être meilleurs ; et enfin, du côté de la stratégie de course, je pense que nous avons le plus souvent pris les bonnes décisions."

"Nous devons progresser un petit peu partout, juste pour passer un nouveau cap. Si tous les départements améliorent leur travail et arrivent avec de meilleures solutions, alors en fin de compte vous aurez un bon package complet pour être compétitif et battre les autres."

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