Les 24 Heures du Mans visent le zéro carbone en 2030

Président de l'Automobile club de l'ouest, organisateur des 24 Heures du Mans, Pierre Fillon a annoncé jeudi au festival « Demain le sport », son intention d'atteindre la neutralité carbone de l'épreuve d'ici 2030, grâce à l'hydrogène.

Les 24 Heures du Mans ont décidé de miser sur l'hydrogène afin d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2030. Invité du festival « Demain le sport », le président de l'Automobile club de l'Ouest (ACO) Pierre Fillon, a expliqué jeudi que l'épreuve espérait réduire de 30 % les émissions de Co2 sur le site de la course.

Aujourd'hui une édition des 24 Heures génère 36 000 tonnes de Co2. Les voitures engagées en piste ne représentent cependant que 2,5 % de ces émissions, la majeure partie de l'impact environnemental de l'épreuve provenant des déplacements des spectateurs. Mais l'interdiction de la vente de voitures neuves à moteur thermique dans l'Union européenne à partir de 2035, votée au mois de juin par le parlement européen, oblige le secteur de la compétition automobile à une révolution.

Pour un développement de la filière hydrogène

L'ACO envisage ainsi d'introduire une catégorie dédiée aux prototypes à hydrogène d'ici 2025. Les épreuves d'endurance ne se prêtent en effet pas à l'utilisation de moteurs électriques. « S'il faut recharger pendant une heure, ce n'est pas vraiment de la course », illustre Pierre Fillon.

Le président de l'ACO espère que les 24 Heures du Mans aideront à développer la filière hydrogène, sur laquelle l'ACO investit localement. « Le sport automobile accélère le développement de nos technologies », estime Pierre Fillon. Il faut pousser les constructeurs à venir en hydrogène. »